Incidents au Stade de France : le sénateur Michel Savin demande une commission d’enquête
Les scènes de chaos observées samedi aux entrées du Stade de France où se tenait la finale de la ligue des champions n’en finissent pas de faire polémique. Michel Savin (LR), président du groupe d’études « Pratiques sportives et grands événements sportifs » du Sénat demande, ce lundi, l’ouverture d’une commission d’enquête.

Incidents au Stade de France : le sénateur Michel Savin demande une commission d’enquête

Les scènes de chaos observées samedi aux entrées du Stade de France où se tenait la finale de la ligue des champions n’en finissent pas de faire polémique. Michel Savin (LR), président du groupe d’études « Pratiques sportives et grands événements sportifs » du Sénat demande, ce lundi, l’ouverture d’une commission d’enquête.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

A un an de la Coupe du monde de rugby et à deux ans des JO, ce sont des images qui font taches. Ce qui devait être l’apothéose de la saison de football s’est transformé en fiasco samedi soir lors de la finale de la ligue des champions qui opposait le Real Madrid au FC Liverpool.

Bousculades, tentatives d’intrusion d’individus sans billet, supporters sous le choc de l’intervention des forces de l’ordre ou victimes de vols… Les dysfonctionnements à l’entrée du stade ont repoussé le coup d’envoi de plus d’une demi-heure. Certains supporters munis d’un billet n’ont même pas pu assister au match.

30.000 à 40.000 faux billets ?

« 400.000 millions de téléspectateurs ont assisté à ce que je considère être une humiliation pour notre pays », dénonce dans un communiqué publié dimanche, Michel Savin (LR), président du groupe d’études « Pratiques sportives et grands événements sportifs » du Sénat. L’élu de l’Isère indique, par ailleurs, qu’il demandera ce lundi l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire « pour faire toute la lumière sur les causes et les dysfonctionnements qui ont entaché l’organisation de cet événement ».

Depuis dimanche, chacun se renvoie la balle sur la responsabilité du fiasco. Côté gouvernement français on pointe du doigt la responsabilité des supporter anglais. La nouvelle ministre des Sports et des JO, Amélie Oudéa-Castéra, a estimé sur RTL que Liverpool « avait laissé ses supporters dans la nature ». Dès samedi soir, le ministre de l’Intérieur avait désigné comme fauteurs de troubles « les milliers de supporters britanniques détenteurs de faux billets ou sans ticket ».

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a estimé le nombre de spectateurs qui se sont présentés « sans doute entre 30.000 et 40.000 personnes au-delà des 80.000 admissibles dans le stade ».

« Dans leur immense majorité, les fans de Liverpool se sont très bien comportés »

Les supporters de Liverpool sont ulcérés par ces accusations. Des policiers de Liverpool, déployés sur place comme observateurs et agents de liaison, ont indiqué que « l’immense majorité » des supporters anglais « se sont comportés d’une manière exemplaire, arrivant tôt […] et faisant la queue » comme demandé.

Une explication qui ne satisfait pas non plus Michel Savin. « Les témoignages de toute la presse internationale et des syndicats de police présents sur place démontrent que dans leur immense majorité, les fans de Liverpool se sont très bien comportés. Certains ont dépensé des centaines d’euros pour acheter un billet sans pouvoir assister au match. De multiples témoignages et images diffusés dans les médias font état d’agressions de spectateurs et de scènes de violence provoquées par des bandes de jeunes locales » ; écrit-il.

Une réunion de crise se tient lundi matin au ministère des Sports avec les organisateurs de la finale de Ligue des champions, la police et les autorités locales pour « tirer les leçons » de ces incidents.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Incidents au Stade de France : le sénateur Michel Savin demande une commission d’enquête
3min

Politique

« On est en droit de se poser des questions sur l’état mental de Donald Trump », pour Michel Cymes

Doit-on connaitre l’état de santé de ceux qui nous dirigent ? Doit-on évaluer leur santé mentale ? À l’affiche d’une pièce de théâtre, Michel Cymes interroge sur scène la question du secret médical des présidents élus et des candidats à la fonction suprême. Comment s’assurer de leurs capacités mentales et physiques sans trahir le secret médical ? À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, il répond aux questions de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Incidents au Stade de France : le sénateur Michel Savin demande une commission d’enquête
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le