Influence des cabinets de conseil : la proposition de loi du Sénat sera présentée fin juin
La traduction législative des préconisations de la commission d’enquête sur les cabinets de conseil progresse. Le projet de loi devrait être connu à la fin du mois de juin, selon nos informations. Compte tenu des contraintes de l’agenda, son examen ne devrait pas débuter avant octobre.

Influence des cabinets de conseil : la proposition de loi du Sénat sera présentée fin juin

La traduction législative des préconisations de la commission d’enquête sur les cabinets de conseil progresse. Le projet de loi devrait être connu à la fin du mois de juin, selon nos informations. Compte tenu des contraintes de l’agenda, son examen ne devrait pas débuter avant octobre.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Bientôt la suite de la commission d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques. Le calendrier de la proposition de loi, qui traduira les recommandations du rapport choc publié le 17 mars, se précise. Son contenu devrait être connu d’ici un peu plus d’un mois. « L’objectif, c’est que cette proposition de loi soit finie dans sa rédaction avant la fin du mois de juin », a indiqué la sénatrice communiste Éliane Assassi à Public Sénat ce 18 mai.

Selon la rapporteure de la commission d’enquête, officiellement éteinte depuis 17 mars, le texte devrait être connu après le second tour des élections législatives, organisé le 19 juin.

Un texte porté par l’ensemble des ex-membres de la commission d’enquête

Le texte portera la signature d’Éliane Assassi (son groupe communiste, républicain citoyen et écologiste a provoqué la création de la commission) et celle d'Arnaud Bazin, le sénateur LR qui présidait les travaux. Les 18 autres membres de la commission d’enquête seront également associés, afin d’afficher la dimension transpartisane du texte. Les retrouvailles ne devraient pas tarder. « On va provoquer une réunion des ex-membres », annonce ce mercredi Éliane Assassi.

En attendant, le travail de « codification », comme on dit dans le jardon législatif, se poursuit. Sur les 19 recommandations que comporte le rapport, toutes ne nécessiteront pas un texte législatif, certains ne relèvent que de la sphère réglementaire, les actes pris par le gouvernement.

Dans leur rapport, les sénateurs demandaient notamment la traçabilité des prestations réalisées par les consultants missionnés par l’État, un examen systématique des missions les plus chères. Ils demandaient également la destruction systématique des données confiées à ces cabinets. Enfin, près de la moitié des recommandations concernaient un renforcement des règles déontologiques applicables aux cabinets, à travers l’interdiction des missions gratuites ou encore l’intervention de la Haute autorité pour la transparence dans la vie publique (HATVP).

Vers un débat en octobre

Si le texte sera dévoilé au début de l’été, l’examen en commission et en séance ne devrait pas débuter avant l’automne. Rappelons d’abord qu’il faut respecter un délai minimal de six semaines entre le dépôt d’un texte et son examen en séance.

Traditionnellement, les mois de juillet et de septembre sont occupés par des sessions extraordinaires, où l’ordre du jour est à la main du gouvernement. Le moment laisse très peu de place aux initiatives d’origine parlementaire. Le texte devrait donc trouver une place après la reprise de la session ordinaire en octobre.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le