Institutions : « Il n’y a pas trop de parlementaires en France » estime Jean-Pierre Sueur
Alors que plusieurs élus LREM commencent à douter des bienfaits d’une des promesses d’Emmanuel Macron : la réduction du nombre de parlementaires. Pour Jean-Pierre Sueur, la mesure envisagée est « démagogique ».

Institutions : « Il n’y a pas trop de parlementaires en France » estime Jean-Pierre Sueur

Alors que plusieurs élus LREM commencent à douter des bienfaits d’une des promesses d’Emmanuel Macron : la réduction du nombre de parlementaires. Pour Jean-Pierre Sueur, la mesure envisagée est « démagogique ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Qualifiée de « connerie populiste » par une députée de la majorité citée dans le quotidien Libération, la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de réduire d’un tiers le nombre de parlementaires, aurait-elle du plomb dans l’aile ? 

Au micro de Public Sénat, le vice-président socialiste de commission des lois, Jean-Pierre Sueur estime pour sa part qu’il « n’y a pas trop de parlementaires en France ». « Nous sommes finalement un petit nombre par département. Le département où je suis (Loiret), il y a 700 000 habitants et nous sommes trois sénateurs, soit un pour un peu plus de 200 000 habitants. Je n’ai jamais compris pourquoi il fallait réduire le nombre de parlementaires en France. Nous en avons moins qu’en Allemagne. On en a le même nombre que dans les autres pays d’Europe ».

Jean-Pierre Sueur en conclut que la promesse d’Emmanuel Macron « est peut-être un petit peu démagogique. Dire que (les parlementaires) coûtent de l’argent.... Ce n’est pas le Parlement qui crée de graves problèmes financiers dans ce pays » justifie-t-il avant d’ajouter qu’avec un tiers des parlementaires en moins, « presque la moitié des départements n’aura qu’un sénateur ». Pas vraiment de bon augure, selon lui, si l’on veut des élus plus proches du terrain.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

« Que ce soit sur le trottoir ou sur l’écran, c’est le même calvaire » : une proposition de loi pour lutter contre le proxénétisme en ligne

Depuis la crise du Covid, les inscriptions sur les plateformes Mym et OnlyFans ont bondi. Ces sites, mettant en lien direct créatrices et consommateurs, permettent de monétiser des contenus intimes, avec leur lot de dérives. Une proposition de loi visant à sanctionner les acheteurs et à élargir le champ de l’infraction de proxénétisme au numérique, a été déposée au Sénat par Marie Mercier (LR).

Le

Institutions : « Il n’y a pas trop de parlementaires en France » estime Jean-Pierre Sueur
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Institutions : « Il n’y a pas trop de parlementaires en France » estime Jean-Pierre Sueur
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le