« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN
Pour la cheffe de la police des polices l’intervention musclée menée par Benalla sur la place de la Contrescarpe, bien que pas « géniale », répondait aux conditions légales d’interpellation. Jusqu’à ce que l’on découvre que l’intéressé n’était pas policier.     

« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN

Pour la cheffe de la police des polices l’intervention musclée menée par Benalla sur la place de la Contrescarpe, bien que pas « géniale », répondait aux conditions légales d’interpellation. Jusqu’à ce que l’on découvre que l’intéressé n’était pas policier.     
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« L’usage de la force est légitime par nature », insiste la directrice de l’IGPN devant la commission d’enquête sénatoriale lancée suite à l’affaire Benalla. Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’IGPN, qui a visionné la vidéo dès le 5 mai, n’a pas déclenché d’enquête, Marie-France Monéger explique qu’en apparence l’interpellation respectait les conditions légales et que la force employée était proportionnée « puisque par définition il n’y a pas de blessure ».

Une affirmation qui peut interroger tant les vidéos de la Contrescarpe sont brutales. Mais la Cheffe de la police des polices assume et raconte qu’elle tenait dernièrement le même propos face à une fillette de 10 ans : oui les policiers ont le droit de taper les gens. « Parce que l’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des forces de sécurité mais pas n’importe comment (…) Il faut naturellement qu’il y ait des conditions légales et que la force soit proportionnée », précise Marie-France Monéger.  

La directrice de l’IGPN accorde néanmoins que les gestes et techniques professionnelsen intervention (GTPI) étaient mal maîtrisés. La vidéo « a été vue par trois personnes entre le 5 et le 7 qui ont toutes dit "c’est pas génial comme GTPI" et sans élément complémentaire on va mettre cette affaire de côté » jusqu’à ce que ces éléments, qu’on connaît aujourd'hui, arrivent à la surface.   

Partager cet article

Dans la même thématique

« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN
2min

Politique

Affaire Lyhanna : le groupe communiste demande une nouvelle fois la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, la présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman a indiqué qu’elle avait demandé au président du Sénat, Gérard Larcher, la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat. Une demande rejetée à plusieurs reprises par la chambre haute ces dernières années.

Le

« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN
3min

Politique

« Liste noire » dans l’Education nationale : « Aucun individu dangereux ne doit pouvoir mettre les pieds dans une école », défend le ministre

Le gouvernement souhaite lister dans un fichier les personnels licenciés par l’administration en raison de comportements inappropriés avec les mineurs, même sans décision de justice. « Ils ne pourront plus rentrer par la fenêtre quand on les a chassés par la porte », défend Édouard Geffray le ministre de l'Éducation nationale.

Le

« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN
3min

Politique

Affaire Lyhanna : « Le viol est un problème d’hommes, le meurtre est un problème d’hommes », dénonce la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel

Dans la foulée du meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers et de celle de Noahm à Metz sur fond d’homophobie, la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel a livré un réquisitoire sévère contre « le système des violences masculines », lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.

Le