« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN
Pour la cheffe de la police des polices l’intervention musclée menée par Benalla sur la place de la Contrescarpe, bien que pas « géniale », répondait aux conditions légales d’interpellation. Jusqu’à ce que l’on découvre que l’intéressé n’était pas policier.     

« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN

Pour la cheffe de la police des polices l’intervention musclée menée par Benalla sur la place de la Contrescarpe, bien que pas « géniale », répondait aux conditions légales d’interpellation. Jusqu’à ce que l’on découvre que l’intéressé n’était pas policier.     
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« L’usage de la force est légitime par nature », insiste la directrice de l’IGPN devant la commission d’enquête sénatoriale lancée suite à l’affaire Benalla. Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’IGPN, qui a visionné la vidéo dès le 5 mai, n’a pas déclenché d’enquête, Marie-France Monéger explique qu’en apparence l’interpellation respectait les conditions légales et que la force employée était proportionnée « puisque par définition il n’y a pas de blessure ».

Une affirmation qui peut interroger tant les vidéos de la Contrescarpe sont brutales. Mais la Cheffe de la police des polices assume et raconte qu’elle tenait dernièrement le même propos face à une fillette de 10 ans : oui les policiers ont le droit de taper les gens. « Parce que l’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des forces de sécurité mais pas n’importe comment (…) Il faut naturellement qu’il y ait des conditions légales et que la force soit proportionnée », précise Marie-France Monéger.  

La directrice de l’IGPN accorde néanmoins que les gestes et techniques professionnelsen intervention (GTPI) étaient mal maîtrisés. La vidéo « a été vue par trois personnes entre le 5 et le 7 qui ont toutes dit "c’est pas génial comme GTPI" et sans élément complémentaire on va mettre cette affaire de côté » jusqu’à ce que ces éléments, qu’on connaît aujourd'hui, arrivent à la surface.   

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le