« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN
Pour la cheffe de la police des polices l’intervention musclée menée par Benalla sur la place de la Contrescarpe, bien que pas « géniale », répondait aux conditions légales d’interpellation. Jusqu’à ce que l’on découvre que l’intéressé n’était pas policier.     

« L’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale », affirme la directrice de l’IGPN

Pour la cheffe de la police des polices l’intervention musclée menée par Benalla sur la place de la Contrescarpe, bien que pas « géniale », répondait aux conditions légales d’interpellation. Jusqu’à ce que l’on découvre que l’intéressé n’était pas policier.     
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Par Héléna Berkaoui

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« L’usage de la force est légitime par nature », insiste la directrice de l’IGPN devant la commission d’enquête sénatoriale lancée suite à l’affaire Benalla. Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’IGPN, qui a visionné la vidéo dès le 5 mai, n’a pas déclenché d’enquête, Marie-France Monéger explique qu’en apparence l’interpellation respectait les conditions légales et que la force employée était proportionnée « puisque par définition il n’y a pas de blessure ».

Une affirmation qui peut interroger tant les vidéos de la Contrescarpe sont brutales. Mais la Cheffe de la police des polices assume et raconte qu’elle tenait dernièrement le même propos face à une fillette de 10 ans : oui les policiers ont le droit de taper les gens. « Parce que l’usage de la force c’est justement la prérogative de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des forces de sécurité mais pas n’importe comment (…) Il faut naturellement qu’il y ait des conditions légales et que la force soit proportionnée », précise Marie-France Monéger.  

La directrice de l’IGPN accorde néanmoins que les gestes et techniques professionnelsen intervention (GTPI) étaient mal maîtrisés. La vidéo « a été vue par trois personnes entre le 5 et le 7 qui ont toutes dit "c’est pas génial comme GTPI" et sans élément complémentaire on va mettre cette affaire de côté » jusqu’à ce que ces éléments, qu’on connaît aujourd'hui, arrivent à la surface.   

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