La commission d’enquête sur la situation de l’hôpital public est lancée au Sénat
La Haute assemblée acte, mardi 23 novembre, la création d’une commission d’enquête sur « la santé et la situation de l’hôpital public » à la demande du groupe Les Républicains. Une initiative consécutive au rapport du Conseil scientifique alertant sur le grand nombre de fermetures de lits, faute de soignants.

La commission d’enquête sur la situation de l’hôpital public est lancée au Sénat

La Haute assemblée acte, mardi 23 novembre, la création d’une commission d’enquête sur « la santé et la situation de l’hôpital public » à la demande du groupe Les Républicains. Une initiative consécutive au rapport du Conseil scientifique alertant sur le grand nombre de fermetures de lits, faute de soignants.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Environ un lit sur cinq est fermé dans les grands hôpitaux publics, faute de personnel. Les conclusions de l’enquête flash diligentée par le président du Conseil scientifique, François Delfraissy, ont beaucoup fait réagir. Des réactions qui se traduisent notamment par le lancement d’une commission d’enquête sur la situation de l’hôpital.

Au Sénat, la Conférence des présidents a en effet pris acte, mardi 23 novembre, de la demande de création d’une commission d’enquête sur « la santé et la situation de l’hôpital public » à la demande du groupe Les Républicains. Les 19 membres de cette commission seront désignés le 1er décembre.

Pour le président du groupe LR, Bruno Retailleau, cette commission d’enquête se justifie en raison de la gravité de la situation. « C’est une affaire de santé publique qui concerne l’ensemble de nos compatriotes. Il sera important de faire la clarté. Il ne s’agit pas de désigner les coupables mais de trouver des solutions », expliquait-il au micro de Public Sénat.

« Il y a une urgence. Le Ségur de la Santé, ce sera 12 milliards en 2022. Sans réforme, si vous ajoutez toujours plus d’argent public, ça ne marche pas […] Il faut que le président de la République qui fait le tour de France avec des chèques en bois, sache que ce n’est pas avec toujours plus d’argent public qu’on traite les problèmes. Il faut débureaucratiser l’hôpital », développait également le sénateur vendéen.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le