La sénatrice Nathalie Delattre souhaite « une commission d’enquête sur la laïcité à l’université »
Alors qu'un syndicat de l’IEP de Grenoble a relayé des affiches accusant deux professeurs d’islamophobie, la sénatrice RDSE dénonce un déni sur les dérives de l’université et appelle à ce que le Sénat engage des travaux sur le sujet.

La sénatrice Nathalie Delattre souhaite « une commission d’enquête sur la laïcité à l’université »

Alors qu'un syndicat de l’IEP de Grenoble a relayé des affiches accusant deux professeurs d’islamophobie, la sénatrice RDSE dénonce un déni sur les dérives de l’université et appelle à ce que le Sénat engage des travaux sur le sujet.
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Jeudi dernier, les murs de l’Institut d’études politiques de Grenoble ont été couverts d’affiches accusant deux professeurs d’islamophobie. Une action relayée sur les réseaux sociaux par l’Unef. Très vite, l’ensemble de la classe politique a condamné le syndicat étudiant. Rappelant l’assassinat de Samuel Paty, la ministre de l’Enseignement supérieur a déclaré que « traiter quelqu’un d’islamophobe peut tuer ».

Alors que le débat sur « l’islamo gauchisme » à l’université est toujours vif, cette polémique l’a encore ravivé. Sur le plateau de Public Sénat, la sénatrice RDSE de Gironde a dénoncé « un déni » sur le sujet. « Comme à l’école, il y a eu un déni et les idéologies ne peuvent plus s’imposer comme elles le font au cœur de notre université, il faut pouvoir s’en défendre », affirme Nathalie Delattre.

La sénatrice appelle « à une commission d’enquête ou une mission d’information sur le sujet ». Avec la sénatrice LR, Jacqueline Eustache-Brinio, elle dit avoir ressenti « une frustration », lors de la commission d’enquête sur la radicalisation islamiste. « Nous avions commencé à auditionner la Conférence des présidents d’université (CPU) qui nous a un peu dit « Circulez, il n’y a rien à voir, il n’y a pas de problème à l’université », alors qu’on avait des retours sur des problématiques assez prégnants », assure la sénatrice.

« Malheureusement, la Covid est arrivée et nous n’avons pas pu faire des visites d’universités comme nous le souhaitions et cela mériterait que nous ayons une suite de cette commission d’enquête spécifiquement sur l’université parce que l’on sent bien aujourd’hui qu’il faut qu’on arrive à retrouver un dialogue apaisé », justifie Nathalie Delattre.

 

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