La sénatrice Nathalie Delattre souhaite « une commission d’enquête sur la laïcité à l’université »
Alors qu'un syndicat de l’IEP de Grenoble a relayé des affiches accusant deux professeurs d’islamophobie, la sénatrice RDSE dénonce un déni sur les dérives de l’université et appelle à ce que le Sénat engage des travaux sur le sujet.

La sénatrice Nathalie Delattre souhaite « une commission d’enquête sur la laïcité à l’université »

Alors qu'un syndicat de l’IEP de Grenoble a relayé des affiches accusant deux professeurs d’islamophobie, la sénatrice RDSE dénonce un déni sur les dérives de l’université et appelle à ce que le Sénat engage des travaux sur le sujet.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jeudi dernier, les murs de l’Institut d’études politiques de Grenoble ont été couverts d’affiches accusant deux professeurs d’islamophobie. Une action relayée sur les réseaux sociaux par l’Unef. Très vite, l’ensemble de la classe politique a condamné le syndicat étudiant. Rappelant l’assassinat de Samuel Paty, la ministre de l’Enseignement supérieur a déclaré que « traiter quelqu’un d’islamophobe peut tuer ».

Alors que le débat sur « l’islamo gauchisme » à l’université est toujours vif, cette polémique l’a encore ravivé. Sur le plateau de Public Sénat, la sénatrice RDSE de Gironde a dénoncé « un déni » sur le sujet. « Comme à l’école, il y a eu un déni et les idéologies ne peuvent plus s’imposer comme elles le font au cœur de notre université, il faut pouvoir s’en défendre », affirme Nathalie Delattre.

La sénatrice appelle « à une commission d’enquête ou une mission d’information sur le sujet ». Avec la sénatrice LR, Jacqueline Eustache-Brinio, elle dit avoir ressenti « une frustration », lors de la commission d’enquête sur la radicalisation islamiste. « Nous avions commencé à auditionner la Conférence des présidents d’université (CPU) qui nous a un peu dit « Circulez, il n’y a rien à voir, il n’y a pas de problème à l’université », alors qu’on avait des retours sur des problématiques assez prégnants », assure la sénatrice.

« Malheureusement, la Covid est arrivée et nous n’avons pas pu faire des visites d’universités comme nous le souhaitions et cela mériterait que nous ayons une suite de cette commission d’enquête spécifiquement sur l’université parce que l’on sent bien aujourd’hui qu’il faut qu’on arrive à retrouver un dialogue apaisé », justifie Nathalie Delattre.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le