Loi antiterrorisme : le Conseil constitutionnel valide l’essentiel du texte
La juridiction a validé, vendredi 30 juillet, la loi relative à la prévention des actes de terrorisme et au renseignement. Les Sages ont toutefois censuré une disposition concernant le suivi des ex-détenus condamnés pour terrorisme. La réforme de l’accès aux archives, très contestée, est également validée.

Loi antiterrorisme : le Conseil constitutionnel valide l’essentiel du texte

La juridiction a validé, vendredi 30 juillet, la loi relative à la prévention des actes de terrorisme et au renseignement. Les Sages ont toutefois censuré une disposition concernant le suivi des ex-détenus condamnés pour terrorisme. La réforme de l’accès aux archives, très contestée, est également validée.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

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Le Conseil constitutionnel a validé, vendredi 30 juillet, la loi relative à la prévention des actes de terrorisme et au renseignement. Ce texte vise à faire entrer dans le droit commun des dispositions emblématiques mais expérimentales de la loi « sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme » (Silt) de 2017.

Les Sages ont toutefois censuré l’allongement de 1 à 2 ans des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance pour les ex-détenus condamnés pour terrorisme. « Ces mesures ne sauraient excéder une durée totale cumulée de douze mois », a redit le Conseil constitutionnel qui avait déjà été amené à se prononcer sur cette même question.

Lors de l’examen, la majorité sénatoriale de droite s’était opposée à cette disposition au motif, justement, qu’elle ne pourrait passer les portes du Conseil constitutionnel. Un désaccord qui avait conduit à l’échec de la commission mixte paritaire. La droite sénatoriale proposait, elle, de substituer l’extension des MICAS à des mesures de sûreté « qui, contrairement à une mesure administrative, donne plus de garanties » (lire ici).

Par ailleurs, le Conseil constitutionnel valide la création d’une mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion. Une mesure très décriée par la gauche sénatoriale qui y voit « une disposition exorbitante de droit commun ».

La réforme de l’accès aux archives, validée sous réserves

Mais ce n’est pas le seul point sur lequel la juridiction était amenée à se prononcer. Cette loi comprend d’autres articles qui font polémiques comme la réforme de l’accès aux archives publiques validée par le Conseil constitutionnel. L’article 19 généralise l’accès aux archives classées secret-défense au bout de cinquante ans, mais élargit le champ des exceptions. Cette réforme introduit quatre nouvelles catégories pour lesquelles il n’est pas possible de fixer un délai au-delà duquel elles seront accessibles au public. L’article 19 avait été dénoncé comme étant « un recul historique » au Sénat et notamment chez les historiens et archivistes (lire notre article).

Si le Conseil constitutionnel a validé cet article, il énonce deux réserves d’interprétation. Premièrement, les Sages estiment que « ces dispositions ne sauraient s’appliquer à des documents dont la communication n’a pas pour effet la révélation d’une information jusqu’alors inaccessible au public ».

La seconde réserve concerne les documents relatifs à certaines installations civiles et militaires. Les dispositions de l’article 19 ne sauraient « faire obstacle à cette communication lorsque la fin de l’affectation de ces installations est révélée par d’autres actes de l’autorité administrative ou par une constatation matérielle ».

Le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur les autres dispositions de cette loi. Les autres mesures de ce texte prévoient l’extension des critères de fermeture des lieux de culte ou encore la pérennisation et un renforcement des outils de surveillance sur Internet. La technique des algorithmes qui permet le traitement automatisé des données de connexion aux adresses web pour détecter les menaces, avait donné lieu à de vifs débats au Sénat.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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