Loi d’urgence : les sénateurs socialistes demandent à Macron de saisir le Conseil constitutionnel
À l’occasion du vote final au Sénat du projet de loi d’urgence contre le COVID-19, le patron des sénateurs socialistes a demandé solennellement la saisine du Conseil constitutionnel pour s’assurer que les libertés fondamentales sont respectées par le texte. 

Loi d’urgence : les sénateurs socialistes demandent à Macron de saisir le Conseil constitutionnel

À l’occasion du vote final au Sénat du projet de loi d’urgence contre le COVID-19, le patron des sénateurs socialistes a demandé solennellement la saisine du Conseil constitutionnel pour s’assurer que les libertés fondamentales sont respectées par le texte. 
Quentin Calmet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est un “objet non-identifié”, un projet de loi d’urgence qui inquiète les sénateurs socialistes. En proclamant l’état d’urgence sanitaire, ce texte donne de larges prérogatives à l’exécutif en matière de restriction des libertés. A l’occasion de son adoption par la majorité de droite et du centre du Sénat, le président du groupe socialiste s’est fait solennel : “N’agissons pas à la légère, il ne s’agit pas de mesures anodines. Elles limitent la liberté d’aller et de venir, la liberté de réunion, la liberté d’entreprendre. Elles concernent aussi le fonctionnement même de notre démocratie représentative.”  Patrick Kanner a ainsi continué : “Une crise quelle qu’elle soit, ne peut servir de prétexte à affaiblir durablement les principes démocratiques fondamentaux, les libertés publiques et individuelles et le socle social de notre démocratie ”.

S'assurer que le projet de loi d’urgence est bien conforme à notre texte fondamental

Pour le sénateur du Nord, “un état d’exception est par définition attentatoire aux libertés car tel est l’objet même d’un état d’exception. Mais sous peine de renoncer à notre identité, il faut répliquer avec les moyens attachés à l’État de droit, dont fait partie le contrôle du Parlement que nous voulions plus fort, notamment dans l’élaboration des ordonnances.” Le patron du groupe socialiste a ainsi demandé solennellement au Président de la République de saisir le Conseil constitutionnel, comme le permet l’article 52 de la Constitution. Il s’agit pour les parlementaires de s’assurer que le projet de loi d’urgence est bien conforme à notre texte fondamental.
 

Partager cet article

Dans la même thématique

Loi d’urgence : les sénateurs socialistes demandent à Macron de saisir le Conseil constitutionnel
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Loi d’urgence : les sénateurs socialistes demandent à Macron de saisir le Conseil constitutionnel
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Loi d’urgence : les sénateurs socialistes demandent à Macron de saisir le Conseil constitutionnel
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le