Loi de finances rectificative : députés et sénateurs s’entendent sur un texte commun
Après son adoption au Sénat et à l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances rectificative a été validé par les députés et les sénateurs de la commission mixte paritaire, ce mercredi 3 août. La plupart des amendements adoptés au Sénat ont été retenus. Un compromis a été trouvé sur l'aide exceptionnelle de rentrée : elle sera versée à la fois aux allocataires des minimas sociaux et aux bénéficiaires de la prime d'activité.

Loi de finances rectificative : députés et sénateurs s’entendent sur un texte commun

Après son adoption au Sénat et à l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances rectificative a été validé par les députés et les sénateurs de la commission mixte paritaire, ce mercredi 3 août. La plupart des amendements adoptés au Sénat ont été retenus. Un compromis a été trouvé sur l'aide exceptionnelle de rentrée : elle sera versée à la fois aux allocataires des minimas sociaux et aux bénéficiaires de la prime d'activité.
Public Sénat

Par Clara Robert-Motta

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Dernière ligne droite pour la loi Pouvoir d’achat et son pendant budgétaire, la loi de finances rectificative pour 2022. La commission mixte paritaire (CMP), réunissant 7 députés et 7 sénateurs, s’est avérée conclusive.

Alors que la plupart des amendements adoptés au Sénat ont été retenus, la majorité sénatoriale (droite et centriste) s'est montrée satisfaite des conclusions de la CMP. Pour la sénatrice Les Républicains, Christine Lavarde, le texte à la sortie de la CMP permet de "valoriser le pouvoir d'achat par le travail" et sans "créer une trappe à inactivité". 

La plupart des apports du Sénat ont été validés par la CMP : la hausse du plafond de défiscalisation des heures supplémentaires à 7 500 euros ou encore la possible monétisation des RTT jusqu’au 31 décembre 2025.

Le point crucial pour les sénateurs était l’enveloppe de 600 millions d’euros qu’ils avaient dévolue à l’aide aux collectivités territoriales. « On est restés ferme sur ce point, et de façon très collégiale parmi les sénateurs, décrit Sylvie Vermeillet, sénatrice UDI. Et nous avons eu gain de cause, mais non sans discussions. » Les diverses augmentations de compensations pour les collectivités sont donc assurées.

Un compromis trouvé sur l’aide exceptionnelle de rentrée

Un point d'achoppement subsistait dans la question de l'aide exceptionnelle de rentrée pour les bénéficiaires des minimas sociaux qui avait été supprimée par le Sénat et remplacée par une majoration exceptionnelle « coup de pouce » aux bénéficiaires de la prime d’activité et de l’allocation aux adultes handicapés.

Non sans difficulté, sénateurs et députés ont fini par s’entendre afin de couvrir l’ensemble des allocataires des minimas sociaux et bénéficiaires de la prime d’activité. Pour autant, rajouter la même aide de 100 euros aux bénéficiaires de la prime d’activité aurait coûté trop cher. Les élus ont fini par trouver un terrain d’entente : le milliard prévu ira bien aux bénéficiaires des minimas sociaux, et ce sera 100 millions d’euros (au lieu de 300 millions d’euros estimés) qui seront alloués aux ayant droit de la prime d’activité. Jean-François Husson, sénateur LR et rapporteur général du PLFR, salue ce compromis. « Chacun a fait un pas envers l’autre. »

Quelques amendements sénatoriaux sont passés à la trappe mais à la marge estiment les sénateurs pour qui le marqueur important était réellement l’aide aux collectivités. Pour Rémi Féraud, sénateur socialiste, le fait que la CMP soit conclusive est loin d’être une surprise. « Les textes de l’Assemblée et du Sénat étaient très proches. La convergence idéologique libérale entre la droite sénatoriale et la majorité gouvernementale n’a jamais été aussi forte. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Loi de finances rectificative : députés et sénateurs s’entendent sur un texte commun
8min

Économie

Un rapport sénatorial fustige l’instabilité fiscale qui pèse sur les entreprises

Une mission d’information au Sénat s’est penchée sur les prélèvements obligatoires sur les entreprises ces derniers mois. Dans son rapport rendu public ce 3 septembre, elle recommande une série de réformes, dont la mise en place d’une programmation contraignante en début de législature pour éviter les volte-faces fiscales, et toute instabilité préjudiciable à l’activité et aux investissements.

Le

CAEN : 80th FNSEA CONGRESS
6min

Économie

Canicule : après un été cauchemardesque, la FNSEA réclame au gouvernement un « électrochoc » pour accompagner les agriculteurs

Alors que le ministère de l’Agriculture doit dévoiler d’ici quelques jours son plan d'urgence pour aider les agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules, la FNSEA a présenté à l’occasion de sa rentrée sa propre liste de doléances. Le premier syndicat agricole réclame notamment des allégements de charges et de cotisations pour soutenir les trésoreries.

Le

Retraite Agirc Arrco
5min

Économie

Retraite par capitalisation : quels pays européens ont franchi le pas ?

Plusieurs candidats à la présidentielle, à droite comme à gauche, proposent d’ajouter de la capitalisation pour financer les pensions de retraite, pour compléter le système par répartition déficitaire. Gros plan sur les pays européens qui ont déjà franchi le pas. 

Le