Loi Elan : « Ce sont les sénateurs qui sont déconnectés des territoires » tacle Florian Bachelier
Florian Bachelier, député LREM d’Ille-et-Vilaine et premier questeur de l’Assemblée nationale, revient sur le mauvais bilan du logement, et la nécessité de trouver un compromis sur la loi Elan.

Loi Elan : « Ce sont les sénateurs qui sont déconnectés des territoires » tacle Florian Bachelier

Florian Bachelier, député LREM d’Ille-et-Vilaine et premier questeur de l’Assemblée nationale, revient sur le mauvais bilan du logement, et la nécessité de trouver un compromis sur la loi Elan.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Sénat se penchait cette semaine sur la loi Elan. Des tensions sur la méthode et sur l’organisation du travail parlementaire se sont fait sentir, et certains sénateurs dénoncent « un mépris du Parlement ». « Moi j’entends une nécessité de transformer le Parlement, pour qu’on ait les conditions de travail qui permettent d’être plus efficace » déclare Florian Bachelier, député LREM d’Ille-et-Vilaine et premier questeur de l’Assemblée nationale.

L’élu dresse le bilan : 4 millions de mal logés pour 136 millions d’euros adressés au logement par jour, et 3 millions de logements vides. Ce n’est « pas efficace » constate-t-il. « Le résultat est mauvais ». La rapporteure du texte, Dominique Estrosi-Sassone, est d’accord avec le constat du gouvernement, mais estime que ce texte ne répond pas à la problématique. « Quand j’entends ces postures je me dis que c’est les sénateurs qui sont déconnectés des territoires » tacle Florian Bachelier.

Concernant les Républicains, le député estime « qu’il n’y a pas de contre-propositions ».

 « On est déterminés, et c’est ne pas juste faire des diagnostics, c’est prescrire, soigner et faire autrement » conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le