Manifestation du 17 novembre : Gérard Larcher « craint » un affrontement
En marge du congrès des départements de France, le président du Sénat, Gérard Larcher a évoqué la manifestation des gilets jaunes prévue le 17 novembre prochain. « J'espère que ce ne sera simplement qu’un cri d'alerte de nos concitoyens ».

Manifestation du 17 novembre : Gérard Larcher « craint » un affrontement

En marge du congrès des départements de France, le président du Sénat, Gérard Larcher a évoqué la manifestation des gilets jaunes prévue le 17 novembre prochain. « J'espère que ce ne sera simplement qu’un cri d'alerte de nos concitoyens ».
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Sur le plateau de Public Sénat, lors du congrès de l’ADF, Gérard Larcher a dit « craindre » le début d’un affrontement majeur entre les Français et l’exécutif, le 17 novembre, date de la manifestation contre la hausse du prix de l'essence. « Je voudrais qu’on fasse tout pour l’éviter. C’est de la responsabilité des politiques. C’est de la responsabilité de l’exécutif, c’est aussi la responsabilité du Parlement ».

Le président du Sénat a rappelé que l’examen du projet de loi de finances arrivait au Parlement dans les prochains jours. L’occasion pour lui de « revoir ce qui a été décidé de façon pluriannuelle en matière de taxation de l’énergie et des carburants ». « L’État va collecter 46 milliards cumulés de plus d’ici 2022, mais quand on regarde les chiffres, ça ne va pas plus vers l’encouragement d’une démarche écologique. Au fond, ça rentre directement dans les caisses de l’État. Il faut simplement qu’on applique ce qui se disait au Sénat le 24 novembre 2017 (lors de l’examen du projet de loi de finances). Il faut revenir à un examen annuel du niveau de la taxe sans écarter les préoccupations écologiques. Tout simplement pour que ce soit supportable » a-t-il proposé.

« Il faut que le gouvernement écoute »

17 novembre: « Il faut que le gouvernement écoute » conseille Gérard Larcher
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En ce qui concerne la journée du 17 novembre, Gérard Larcher « espère que ce ne sera simplement qu’un cri d'alerte, un cri d’angoisse de nos concitoyens ». « Il n’y a pas d’autres réponses possibles que la démocratie ». « Il faut que le gouvernement écoute, entende. Ce n’est pas se déjuger que d’avoir une part d’écoute et parfois d’humilité. On peut tous se tromper, y compris moi, et il faut accepter de devoir réexaminer ses décisions et la décision de l’an dernier s’avère une mauvaise décision » a-t-il conseillé.

 

 

 

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