Ancienne résistante, Marie-Hélène Cardot fait partie des 21 femmes qui entrent au Conseil de la République, l’ancêtre du Sénat, en 1946. Elle s’engage particulièrement dans la défense des anciens combattants et des victimes de guerre.
Marie-Hélène Cardot, la voix de la Résistance au Sénat
Ancienne résistante, Marie-Hélène Cardot fait partie des 21 femmes qui entrent au Conseil de la République, l’ancêtre du Sénat, en 1946. Elle s’engage particulièrement dans la défense des anciens combattants et des victimes de guerre.
Lorsque Marie-Hélène Cardot fait son entrée au Sénat en tant que sénatrice des Ardennes, en 1946, les femmes françaises peuvent voter depuis deux ans. C’est la Constitution de 1946 qui leur donne accès aux mêmes droits que ceux des hommes, leur permettant ainsi d’être élues. Elles sont 21 à siéger, cette année-là, au Conseil de la République, l’ancêtre du Sénat.
En 1959, Marie-Hélène Cardot est élue vice-présidente du Sénat. C’est la troisième femme à exercer cette fonction, après Gilberte Brossolette et Marcelle Devaud. Elle restera à ce poste jusqu’en 1971, date de fin de son dernier mandat de sénatrice.
Une Résistante qui a échappé de peu à la déportation
Sous l’Occupation, Marie-Hélène Cardot, alors à la tête d’une petite entreprise des Ardennes avec son mari Ernest, s’engage dans la Résistance. Le couple met en place un réseau d’évasion pour les prisonniers de guerre. Elle est arrêtée une première fois en 1941 et internée à Sedan, mais elle est relâchée faute de preuves.
Ernest est assassiné en 1943, mais Marie-Hélène Cardot continue de résister au sein du maquis d’Autrecourt, qu’ils ont constitué. Elle est arrêtée une seconde fois en juin 1944 et incarcérée à Charleville-Mézières. Elle échappe de peu à la déportation en Allemagne.
Elle porte la voix de la Résistance et des victimes de guerre au Sénat
La sénatrice Marie-Hélène Cardot.
Archives du Sénat
C’est avec cette expérience hors du commun que Marie-Hélène Cardot s’engage au Conseil de la République et au Sénat. Au sein de la commission de la Famille et des Pensions puis à la commission des Affaires sociales, elle travaille tout particulièrement en faveur des victimes de guerre. Question orale sur les droits de succession des veuves de guerre, proposition de loi sur les pensions des personnes ayant perdu un enfant à la guerre, nombreux rapports, elle multiplie les interventions et les travaux.
Ces sujets, elle les porte aussi au niveau local. Maire de Douzy dans les Ardennes, conseillère générale du canton de Mouzon, elle préside l’association des veuves et orphelins de guerre des Ardennes et l’association départementale des déportés et des internés.
C’est sûrement cet engagement sans faille qui vaudra à Marie-Hélène Cardot d’être surnommée par Alain Poher la « Sainte du Sénat ».
Invité de la matinale de Public Sénat, Christophe Béchu (Horizons) évoque la nécessité, pour le bloc central, de se rassembler autour d’une seule personnalité en vue de la présidentielle de 2027. Si le secrétaire général d’Horizons entame des discussions avec LR, il exclut en revanche l’organisation d’une primaire.
Invité de la matinale de Public Sénat, Christophe Béchu, maire d’Angers et secrétaire général d’Horizons revient sur le déclenchement d’une enquête visant Edouard Philippe pour des soupçons de détournement de fonds.
Membre du RN depuis seulement quelques semaines, Marie-Pierre Callet, ancienne vice-présidente de la LR Martine Vassal au département, sera tête de liste RN aux sénatoriales. Le sortant Stéphane Ravier, ex-RN, va présenter sa liste, faute d’investiture. Renaud Muselier, qui entend mener une liste Renaissance/LR/UDI, ne s’inquiète pas des prises de guerre à droite. « La division à l’extrême droite m’arrange, en fait », réagit le président de la région PACA.
Dans le cadre de l’examen du projet de loi contre les incivilités du quotidien, dit Ripost, les sénateurs ont adopté l’article 4 qui renforce les interdictions administratives de stade en cas d’actes d’incitation à la haine ou à la discrimination.