Néonicotinoïdes : la gauche sénatoriale saisit le Conseil constitutionnel
La colère ne retombe pas. Après s’être opposés en séance à la réintroduction provisoire des néonicotinoïdes, les sénateurs des plusieurs groupes de gauche ont décidé de continuer le combat en déposant ce mardi une saisine auprès du Conseil Constitutionnel. Adopté le 4 novembre par le Parlement après le vote positif du Sénat, le projet de loi autorise, à titre dérogatoire, les producteurs de betteraves à sucre à utiliser jusqu'en 2023 des semences traitées avec des pesticides de la famille des néonicotinoïdes, interdits depuis 2018. 

Néonicotinoïdes : la gauche sénatoriale saisit le Conseil constitutionnel

La colère ne retombe pas. Après s’être opposés en séance à la réintroduction provisoire des néonicotinoïdes, les sénateurs des plusieurs groupes de gauche ont décidé de continuer le combat en déposant ce mardi une saisine auprès du Conseil Constitutionnel. Adopté le 4 novembre par le Parlement après le vote positif du Sénat, le projet de loi autorise, à titre dérogatoire, les producteurs de betteraves à sucre à utiliser jusqu'en 2023 des semences traitées avec des pesticides de la famille des néonicotinoïdes, interdits depuis 2018. 
Public Sénat

Par Steve Jourdin

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Devant le Conseil constitutionnel, les groupes socialiste (SER), écologiste (EST) communiste (CRCE), ainsi que plusieurs sénateurs du groupe RDSE, veulent faire valoir l’incompatibilité du projet de loi avec la Charte de lenvironnement, texte à valeur constitutionnelle, qui indique que « toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de lenvironnement » et doit « prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences ». Ils sappuient également sur le principe de non-régression du droit de l'environnement, inscrit dans le code de l'environnement en 2016. Les sénateurs considèrent notamment que la ré-autorisation des néonicotinoïdes contredit ces principes, alors que l'on compte plus de 1 200 études scientifiques attestant de leurs effets graves et persistants sur lensemble de la biodiversité.

Une démarche similaire est portée à lAssemblée nationale, par l'ensemble des députés des groupes de gauche progressistes et écologistes. Le Conseil constitutionnel a désormais un délai maximal d’un mois pour rendre sa décision, soit avant le 10 décembre 2020.

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