Au lendemain de l’annonce d’Emmanuel Macron sur le lancement d’un nouveau programme nucléaire, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy s’est réjoui d’avoir le feu vert de l’Etat et a expliqué aux sénateurs que la création de ces nouveaux réacteurs allait prendre du temps.
Nouveaux réacteurs nucléaires : « Nous sommes prêts », assure le PDG d’EDF
Au lendemain de l’annonce d’Emmanuel Macron sur le lancement d’un nouveau programme nucléaire, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy s’est réjoui d’avoir le feu vert de l’Etat et a expliqué aux sénateurs que la création de ces nouveaux réacteurs allait prendre du temps.
Jean-Bernard Levy attendait « le feu vert du pouvoir politique ». C’est désormais chose faite. Mardi soir, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait relancer un programme nucléaire et construire de nouveaux réacteurs sur son sol.
« EDF se réjouit très sincèrement de la déclaration du président de la République […] Le contexte, c’est qu’EDF a beaucoup travaillé avec la filière nucléaire pour pouvoir affirmer que nous sommes prêts. Nous avons remis à l’Etat en avril dernier, un rapport complet sur ce grand programme industriel […] La technologie nucléaire que nous présentons est une technologie qui est approuvée, qui est connue et appréciée par nos partenaires étrangers », a indiqué le PDG d’EDF lors de son audition devant la commission des affaires économiques du Sénat, la quatrième depuis 2018.
Le parc nucléaire en France représente 70 % de la production d’électricité nationale. Publié fin octobre, le rapport du Réseau de transport d’électricité (RTE) tente de dessiner plusieurs scénarios de 50 % d’électricité nucléaire à 100 % d’énergies renouvelables) permettant d’arriver à la neutralité carbone en 2050. Jean-Bernard Levy évalue à 2 % la hausse par an de la demande d’électricité en France sur 30 ans. « Les nouveaux usages dans l’industrie, les transports, le logement, demanderont beaucoup d’électricité », a-t-il souligné rappelant que la vision d’EDF était aussi « de s’appuyer sur un développement rapide des énergies renouvelables » (hydraulique, photovoltaïque, éolien).
« Il nous faut des permis de construire, c’est assez lourd »
Lancé en 2017, l’EPR de Flamanville (Manche) devrait être achevé fin 2022, « le calendrier sera tenu » assuré Jean-Bernard Levy. EDF a proposé la création de 6 nouveaux EPR. « 3 paires de réacteurs sur 3 sites » : Penly, Gravelines et le troisième serait soit Tricastin soit Bugey. Suite aux difficultés rencontrées à Flamanville, le sénateur LR Daniel Gremillet s’est inquiété de la capacité de la filière française à pouvoir construire ces nouveaux réacteurs. « Les moyens, les compétences et la productivité des équipes sont des choses qui me préoccupent beaucoup », a concédé le patron d’EDF qui a renvoyé au programme « excell » « avec 25 engagements sur les moyens industriels, les compétences… qui j’espère, inspirent confiance quant au fait que nous allons savoir engager, et il faudrait le faire le plus vite possible, les réacteurs à construire ».
Si le chef de l’Etat a reporté à plus tard les précisions sur la création de ces futurs EPR, le PDG d’EDF a donné quant à lui quelques indications sur le calendrier. « Ça va dépendre d’un certain nombre de facteurs dans des domaines bien différents. Le sujet le plus urgent pour nous est de lancer la phase qui consiste à avoir toutes les autorisations pour commencer à construire […] Il nous faut des permis de construire, des autorisations spécifiques parce que c’est du nucléaire […] C’est assez lourd […] Nous devons aussi regarder comment tout ça va être financé. Chacun sait qu’EDF est extrêmement endettée et il s’agit de programmes dans lesquels les dépenses sont tôt et les recettes sont tard » a-t-il expliqué.
« Nous n’avons pas l’intention de tester l’acceptabilité d’une installation nucléaire là où il n’y en a pas »
En ce qui concerne les SMR, les miniréacteurs nucléaires, Jean-Bernard Levy a indiqué qu’ils étaient destinés à l’exportation. Toutefois, dans le cadre de la prochaine loi de programmation pluriannuelle de l’énergie, EDF souhaite que soit inscrite la construction d’un prototype SMR en France pour pouvoir l’exporter. « En France nous aurons besoin de grandes unités sur les petits sites que nous avons. Nous n’avons pas l’intention d’aller un peu partout en France tester l’acceptabilité d’une installation nucléaire là où il n’y en a pas. Nous ne pensons pas que la bonne façon de gérer le parc nucléaire français soit de multiplier les sites », a-t-il précisé.
Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.