Ouïghours : Jean-Yves Le Drian demande l’envoi d’« une mission d’experts internationaux » en Chine « le plus vite possible »
Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, Jean-Yves Le Drian a réaffirmé ses paroles tenues devant les Nations Unies et en dénonçant un « système de répression institutionnalisé » des Ouïghours par la Chine.

Ouïghours : Jean-Yves Le Drian demande l’envoi d’« une mission d’experts internationaux » en Chine « le plus vite possible »

Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, Jean-Yves Le Drian a réaffirmé ses paroles tenues devant les Nations Unies et en dénonçant un « système de répression institutionnalisé » des Ouïghours par la Chine.
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Interrogé par la sénatrice écologiste Esther Benbassa sur les exactions commises sur les musulmans Ouïghours par le pouvoir chinois, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères a tenu à réaffirmer ses propos tenus fin janvier devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

« Les stérilisations forcées, les abus sexuels dans les camps, les disparitions, les détentions massives, le travail forcé, la destruction du patrimoine culturel, à commencer par les lieux de culte, la mise sous surveillance de la population… Tout cela est attesté. C’est pourquoi, au nom de la France […] J’ai évoqué le fait qu’il s’agissait d’un système de surveillance et de répression à grande échelle […] Je le redis ici devant le Sénat ».

Le ministre a également réitéré son appel « pour qu’une mission impartiale, indépendante d’experts internationaux puisse se rendre dans le Xinjiang le plus vite possible sous la responsabilité de la Haut-commissaire aux droits de l’Homme Madame Bachelet. C’est de la conclusion de cette mission, « qu’une position commune » des Etats membres de l’UE pourra être définie.

Jean-Yves Le Drian a également mis en garde les entreprises françaises « pour qu’elles exercent la plus grande vigilance sur les risques liés à la chaîne de valeur et la nécessité de prévenir des atteintes graves aux droits fondamentaux des Ouïghours ».

Enfin en ce qui concerne l’accord de principe sur l’accord global d’investissements (AGI) entre l’Union Européenne (UE) et la Chine, le ministre indique que la France a œuvré pour que l’obligation de souscrire à la convention internationale sur le travail forcé « soit mise sur la table ». « Et on entend bien la faire respecter ».

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