Passe sanitaire : Aurélien Pradié (LR) s’oppose à une prolongation au-delà de novembre
Le secrétaire général de LR Aurélien Pradié a dit jeudi être opposé à la possible prolongation du passe sanitaire au-delà du 15 novembre et au projet de loi qui le proroge jusqu’au 31 juillet 2022.

Passe sanitaire : Aurélien Pradié (LR) s’oppose à une prolongation au-delà de novembre

Le secrétaire général de LR Aurélien Pradié a dit jeudi être opposé à la possible prolongation du passe sanitaire au-delà du 15 novembre et au projet de loi qui le proroge jusqu’au 31 juillet 2022.
Public Sénat

Par Public Sénat avec l'AFP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Je suis personnellement - je n’engage pas ma famille politique - défavorable à la prolongation du passe sanitaire sur une période aussi longue », a expliqué le député du Lot, invité de notre matinale. Aurélien Pradié a estimé que la date prévue actuellement était suffisante : « Je pense que jusqu’au 15 novembre c’est le bon calendrier et je pense qu’il ne faut pas aller au-delà », a-t-il précisé.

« Est-ce pour autant qu’il nous faut abandonner l’essentiel de ce qui fait notre vie démocratique ? »

Le projet de loi prolongeant jusqu’au 31 juillet le recours possible au passe sanitaire a été présenté en Conseil des ministres mercredi, sous le feu des oppositions qui contestent la décision d’enjamber l’élection présidentielle. « La présidentielle ne doit pas servir d’excuse pour éluder le contrôle parlementaire » nous confiait ainsi Philippe Bas, sénateur LR, ancien président de la commission des Lois. « Il n’est pas question de donner un blanc-seing jusqu’au 31 juillet 2022, il faut que ça soit sous le contrôle du Parlement », avait de même exigé le président du Sénat Gérard Larcher mardi.

Mais la majorité sénatoriale était surtout vent debout contre une prolongation qu’elle jugeait trop longue de l’état d’urgence. Les sénateurs réclamaient, par la voix de leur président Larcher, de « débattre à nouveau de la poursuite du processus de sortie de l’état d’urgence » au cours du mois de février. Aurélien Pradié va donc plus loin encore en refusant toute prolongation au-delà de la date butoir initiale du 15 novembre.

« La vie sanitaire, elle est faite de risques. Est-ce pour autant qu’il nous faut abandonner l’essentiel de ce qui fait notre vie démocratique, la liberté de nos concitoyens ? Ma réponse est non », a-t-il argumenté. « La facilité, c’est la prolongation du passe sanitaire, la difficulté, c’est l’équilibre entre nos libertés individuelles et la responsabilité sanitaire et je pense que cet équilibre commande de s’arrêter au 15 novembre et de retrouver des outils si nécessaire lorsque la crise pourrait reprendre » a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
6min

Politique

« Grand oral », « intox » et promesses : un match oppose Patrick Kanner à Rachid Temal pour la tête du groupe PS du Sénat

Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.

Le

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action
8min

Politique

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action

La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.

Le

Paris : Block Everything protest day
7min

Politique

Blocus des lycées : « Une fois sorti du tube, le dentifrice ne rentre plus »

Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.

Le