Pesticides dans l’agriculture : le cancer de la prostate reconnu comme maladie professionnelle, annonce Julien Denormandie
Lors des questions d’actualité, le ministre de l’Agriculture a indiqué que le gouvernement allait suivre l’avis de la commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture, en publiant un décret reconnaissant le cancer de la prostate comme maladie professionnelle pour les agriculteurs.

Pesticides dans l’agriculture : le cancer de la prostate reconnu comme maladie professionnelle, annonce Julien Denormandie

Lors des questions d’actualité, le ministre de l’Agriculture a indiqué que le gouvernement allait suivre l’avis de la commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture, en publiant un décret reconnaissant le cancer de la prostate comme maladie professionnelle pour les agriculteurs.
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« La réponse est oui ». Lors des questions d’actualité, le ministre de l’Agriculture était interrogé par le sénateur écologiste, Joël Labbé, sur la reconnaissance du cancer de la prostate comme maladie professionnelle pour les agriculteurs. « Les études scientifiques alertent depuis longtemps sur ce lien entre cancer et pesticides, en métropole comme aux Antilles, où le scandale du chlordécone pèse lourd sur la santé des populations », a mis en avant l’élu de Bretagne.

Joël Labbé faisait référence à la commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture (Cosmap) qui, le 12 octobre dernier, émettait un avis favorable pour que le cancer de la prostate soit reconnu comme maladie professionnelle. « On vient de recevoir cet avis d’une commission où siègent les partenaires sociaux et les experts et à l’unanimité, ces experts ont voté pour la reconnaissance de cette maladie professionnelle. Je vous l’annonce : Oui, je prendrai le décret conformément à l’avis de cette commission », a répondu Julien Denormandie.

Une réponse claire. Ce qui n’a pas empêché Joël Labbé de mettre en garde le ministre. « Il faudra que ce décret permette une indemnisation incluant l’ensemble des victimes. Il serait inadmissible de proposer des conditions d’accès trop restrictives ».

 

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