Policier tué à Avignon : « Nous vivons la conséquence des actions du gouvernement », pour Guillaume Peltier
Alors qu’un hommage national aura lieu ce mardi suite à la mort du policier Eric Masson à Avignon (Vaucluse), le député LR de Loir-et-Cher pointe la responsabilité du gouvernement.

Policier tué à Avignon : « Nous vivons la conséquence des actions du gouvernement », pour Guillaume Peltier

Alors qu’un hommage national aura lieu ce mardi suite à la mort du policier Eric Masson à Avignon (Vaucluse), le député LR de Loir-et-Cher pointe la responsabilité du gouvernement.
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« Ce que nous vivons est la conséquence des actions du gouvernement, c’est évident », juge le député LR de Loir-et-Cher. Invité de la matinale de Public Sénat, Guillaume Peltier charge l’exécutif, coupable selon lui d’entretenir un laxisme à l’endroit des délinquants et criminels.

Un hommage national sera rendu ce mardi à Avignon après la mort du policier Eric Masson en présence de Jean Castex et du ministre de l’Intérieur. Le décès de cet agent dans l’exercice de ses fonctions a suscité un fort émoi, le Premier ministre a annoncé vouloir étendre à trente ans la peine de sûreté pour les personnes condamnées à la perpétuité pour un crime commis contre un policier ou un gendarme avec des réductions de peines limitées.

« Les violences contre les forces de sécurité intérieure seront désormais des délits spécifiques plus durement réprimés et les refus d’obtempérer, trop souvent responsables de meurtres ou de blessures graves, seront punis plus fortement », a aussi indiqué Jean Castex.

Mais pour Guillaume Peltier, « les gesticulations très bureaucratiques du Premier ministre ne changeront rien au réel et aux faits ». Le député de Loir-et-Cher assure que le mandat d’Emmanuel Macron détient « le record absolu sous la Ve République de la hausse des agressions ». En cause, selon lui : le laxisme du gouvernement. Guillaume Peltier reproche également au président de la République d’avoir évoqué le terme de violences policières, « il a jeté l’opprobre sur toute une institution ».

« Emmanuel Macron a libéré avec son gouvernement 13 500 détenus au début de la crise sanitaire. Quel symbole d’autorité de fermeté ! », ajoute aussi le député LR. S’il salue les annonces de Jean Castex, Guillaume Peltier appelle le gouvernement à aller plus loin. « Nous demandons une fermeté totale sur le plan pénal avec des peines planchers ou peines automatiques pour tous ceux qui s’en prennent à nos policiers à nos gendarmes », enjoint-il. Guillaume Peltier se dit aussi favorable à la suppression immédiate de tous les aménagements de peine en France.

Alors que la loi sécurité globale qui renforce déjà la protection des policiers n’a pas encore été promulguée, un nouveau texte devrait arriver au Parlement pour retranscrire les annonces du Premier ministre dans la loi.

 

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