Policier tué à Avignon : « Nous vivons la conséquence des actions du gouvernement », pour Guillaume Peltier
Alors qu’un hommage national aura lieu ce mardi suite à la mort du policier Eric Masson à Avignon (Vaucluse), le député LR de Loir-et-Cher pointe la responsabilité du gouvernement.

Policier tué à Avignon : « Nous vivons la conséquence des actions du gouvernement », pour Guillaume Peltier

Alors qu’un hommage national aura lieu ce mardi suite à la mort du policier Eric Masson à Avignon (Vaucluse), le député LR de Loir-et-Cher pointe la responsabilité du gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

« Ce que nous vivons est la conséquence des actions du gouvernement, c’est évident », juge le député LR de Loir-et-Cher. Invité de la matinale de Public Sénat, Guillaume Peltier charge l’exécutif, coupable selon lui d’entretenir un laxisme à l’endroit des délinquants et criminels.

Un hommage national sera rendu ce mardi à Avignon après la mort du policier Eric Masson en présence de Jean Castex et du ministre de l’Intérieur. Le décès de cet agent dans l’exercice de ses fonctions a suscité un fort émoi, le Premier ministre a annoncé vouloir étendre à trente ans la peine de sûreté pour les personnes condamnées à la perpétuité pour un crime commis contre un policier ou un gendarme avec des réductions de peines limitées.

« Les violences contre les forces de sécurité intérieure seront désormais des délits spécifiques plus durement réprimés et les refus d’obtempérer, trop souvent responsables de meurtres ou de blessures graves, seront punis plus fortement », a aussi indiqué Jean Castex.

Mais pour Guillaume Peltier, « les gesticulations très bureaucratiques du Premier ministre ne changeront rien au réel et aux faits ». Le député de Loir-et-Cher assure que le mandat d’Emmanuel Macron détient « le record absolu sous la Ve République de la hausse des agressions ». En cause, selon lui : le laxisme du gouvernement. Guillaume Peltier reproche également au président de la République d’avoir évoqué le terme de violences policières, « il a jeté l’opprobre sur toute une institution ».

« Emmanuel Macron a libéré avec son gouvernement 13 500 détenus au début de la crise sanitaire. Quel symbole d’autorité de fermeté ! », ajoute aussi le député LR. S’il salue les annonces de Jean Castex, Guillaume Peltier appelle le gouvernement à aller plus loin. « Nous demandons une fermeté totale sur le plan pénal avec des peines planchers ou peines automatiques pour tous ceux qui s’en prennent à nos policiers à nos gendarmes », enjoint-il. Guillaume Peltier se dit aussi favorable à la suppression immédiate de tous les aménagements de peine en France.

Alors que la loi sécurité globale qui renforce déjà la protection des policiers n’a pas encore été promulguée, un nouveau texte devrait arriver au Parlement pour retranscrire les annonces du Premier ministre dans la loi.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le