Rapport sur l’affaire Benalla : la réponse cinglante de la commission d’enquête à Édouard Philippe
Le président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas, et les deux rapporteurs, réagissent aux propos tenus ce matin par le Premier ministre, qui s’est dit « surpris » par leurs recommandations concernant la présidence de la République.

Rapport sur l’affaire Benalla : la réponse cinglante de la commission d’enquête à Édouard Philippe

Le président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas, et les deux rapporteurs, réagissent aux propos tenus ce matin par le Premier ministre, qui s’est dit « surpris » par leurs recommandations concernant la présidence de la République.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le bras de fer entre le gouvernement et le Sénat autour du rapport sur l’affaire Benalla et des travaux de la commission d’enquête se poursuit. « La séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la Présidence », a sèchement affirmé le Premier ministre depuis Matignon ce matin. Édouard Philippe a partagé sa « surprise » face à un rapport dont il souligne la tonalité « très politique », avant d’accuser les sénateurs de « méconnaître le principe de séparation des pouvoirs ».

Le principe de séparation des pouvoirs « scrupuleusement respecté », selon Philippe Bas et ses collègues

Au Sénat, la commission d’enquête a répliqué en début d’après-midi, avec un communiqué laconique et ferme. « Le président de la commission et les deux co-rapporteurs ne commentent pas les commentaires », précisent tout d’abord Philippe Bas (LR), et les deux rapporteurs, Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS).

Les trois figures de la commission d’enquête estiment, contrairement à ce qu’affirme le chef du gouvernement, qu’ils ont « scrupuleusement respecté » le « principe de séparation des pouvoirs », un principe auquel ils sont « profondément » attachés.

Dans la conclusion de leur communiqué, ils appellent à respecter « pleinement » la mission de contrôle du Parlement. Un impératif pour eux « pour la maturité de la démocratie ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le