Réforme de la Constitution : Macron réunit ses ministres lundi pour une réunion à l’Elysée
Le chef de l’Etat a convié le premier ministre, ainsi que les ministres de la Justice, de l’Intérieur, des Collectivité et des Relations avec le Parlement, pour plancher sur le nouveau texte. Il faudra décider si certains apports de l’Assemblée sont conservés et préciser le calendrier.

Réforme de la Constitution : Macron réunit ses ministres lundi pour une réunion à l’Elysée

Le chef de l’Etat a convié le premier ministre, ainsi que les ministres de la Justice, de l’Intérieur, des Collectivité et des Relations avec le Parlement, pour plancher sur le nouveau texte. Il faudra décider si certains apports de l’Assemblée sont conservés et préciser le calendrier.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La réforme constitutionnelle revient dans les tuyaux gouvernementaux. Stoppée l’été dernier pour cause d’affaire Benalla, puis mise en suspens le temps du grand débat, la réforme constitutionnelle et institutionnelle va faire son retour, comme l’a annoncé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse.

C’est pour plancher sur le sujet que l’Elysée organise en son sein une réunion avec les ministres concernés, le lundi 20 mai prochain, dans la matinée, a appris publicsenat.fr. Autour du chef de l’Etat, seront présents le premier ministre Edouard Philippe, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, et le ministre en charge des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau.

Si la question de partir d’un nouveau texte est tranchée, le détail de son contenu reste à finaliser. L’exécutif doit notamment décider s’il conserve certains amendements qui avaient été adoptés à l’Assemblée nationale l’été dernier, notamment sur la suppression du mot race de la Constitution et l’inscription de la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Il faudra aussi se pencher sur la mention de la Corse dans la Loi fondamentale.

Le calendrier reste aussi à préciser. Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en juillet. Mais pour son examen, ça se bouscule à l’Assemblée. L’ordre du jour est en effet bien chargé. Tout dépend des dates de la très probable session extraordinaire, sur laquelle le président LREM de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, aura bien sûr son mot à dire. Soit les députés prolongent leurs travaux et le texte pourrait peut-être passer fin juillet. A moins qu’au lieu de finir plus tard, la cession commence plus tôt, en septembre, pour permettre l’examen du texte, qui nécessite bien 15 jours. Dans ces conditions, l’arrivée du texte au Sénat ne pourrait se faire qu’en octobre ou novembre. Cette réforme de la Constitution n’en finit plus de se faire attendre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le