Réforme du bac : Jean-Michel Blanquer assume « un plus haut niveau d’exigence »
Auditionnés par la commission de la culture du Sénat, les ministres Frédérique Vidal et Jean-Michel Banquer sont revenus sur la réforme du baccalauréat et sur les trois ans de Parcoursup. Le ministre a considéré que l’épreuve du baccalauréat ne devait plus être « quelque chose de parfois un peu artificiel ».

Réforme du bac : Jean-Michel Blanquer assume « un plus haut niveau d’exigence »

Auditionnés par la commission de la culture du Sénat, les ministres Frédérique Vidal et Jean-Michel Banquer sont revenus sur la réforme du baccalauréat et sur les trois ans de Parcoursup. Le ministre a considéré que l’épreuve du baccalauréat ne devait plus être « quelque chose de parfois un peu artificiel ».
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Mis en place à la rentrée, la réforme du baccalauréat a subi quelques aménagements cette semaine afin de tenir compte des suggestions du comité de suivi, installé fin septembre. « Le dialogue est en continu (…) votre serviteur est parfois taxé de vertical. Le fait est que le comité de suivi existe qu’il se réunit très régulièrement et que nous tenons compte de ce qu’il dit » a tenu à préciser Jean-Michel Blanquer auditionné ce mercredi par la commission de la culture du Sénat avec sa collègue à l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal

Pour rappel, en début de semaine, dans une lettre adressée aux membres du comité (représentants des organisations syndicales, parentales et lycéennes et de l'administration), le ministre de l’Éducation nationale a annoncé qu'en français, le nombre de textes au programme, dont l'importance suscitait des inquiétudes, sera réduit. Les lycéens de première générale étudieront entre 20 et 24 textes au lieu des 24 initialement prévus. Ceux de première technologique entre 13 et 16 textes, contre 16 prévus. En anglais, les élèves pourront désormais choisir entre « anglais » (plutôt tourner vers des débouchés littéraires) et « anglais, monde contemporain ». En mathématiques, où des craintes ont également été exprimées, Jean-Michel Blanquer a estimé « qu’elles n’étaient pas justifiées puisque deux tiers des élèves ont choisi la spécialité de mathématique ». « Nous assumons que ce programme soit exigeant » tout en vantant le système trois, six, neuf (heures) en terminale (selon les options et spécialités).

Le bac:  « Quelque chose de parfois un peu artificiel »

Globalement sur la réforme du baccalauréat, le ministre a considéré que l’épreuve du baccalauréat ne devait plus être « quelque chose de parfois un peu artificiel ». « La refonte de l’ensemble des programmes général et technologique et professionnel traduit un plus haut niveau d’exigence et nous l’assumons totalement ». Dans cet esprit, dès le 20 janvier, les élèves de premières passeront les épreuves communes de contrôle continu (E3C) du baccalauréat nouvelle formule en histoire-géographie, langue vivante 1 et 2 pour le général et mathématiques pour les classes technologiques.

« Aucune formation ne pourra exiger telle ou telle combinaison de spécialités »

Concernant la réforme de Parcoursup, Frédérique Vidal a tenu à préciser « qu’aucune formation ne pourra exiger telle ou telle combinaison de spécialités (au lycée) ». « Mais il va de soi que cette liberté doit prendre en compte quelques réalités fondamentales. Ne jamais avoir suivi de spécialités scientifiques lorsque l’on veut devenir ingénieur (…) il y a quand même une réalité qui prévaut » a-t-elle prévenu. La ministre en charge de l’Enseignement supérieur s’est félicitée aussi de la mise en place de Licence accès aux études de santé. « C’est-à-dire licences construites sur la base d’autres disciplines avec des mineurs santé (…) pour intégrer les études de santé en deuxième année » a-t-elle expliqué.

Le sénateur communiste, Pierre Ouzoulias lui a fait remarquer qu’en 2018, 178 000 bacheliers pro avaient pu accéder à des études supérieures. « Mais cette année, il n’y en a plus que 170 000 ».

Pour Frédérique Vidal, l’explication peut se trouver dans « la généralisation de l’avis de poursuite d’études du conseil de classe ». « Est-ce qu’il y a eu une forme de démoralisation parce qu’ils avaient un avis négatif ? Ça fait partie des éléments qui font qu’on peut se poser un certain nombre de questions qu’on ne serait pas posées auparavant ».

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