Régionales : Éliane Assassi dénonce une « instrumentalisation politique », après la consultation des maires
La présidente du groupe communiste a dénoncé dans l’hémicycle du Sénat ce 12 avril une « instrumentalisation politique » du gouvernement, après le sondage express, au cours du week-end précédent, adressé à tous les maires sur le calendrier des régionales.

Régionales : Éliane Assassi dénonce une « instrumentalisation politique », après la consultation des maires

La présidente du groupe communiste a dénoncé dans l’hémicycle du Sénat ce 12 avril une « instrumentalisation politique » du gouvernement, après le sondage express, au cours du week-end précédent, adressé à tous les maires sur le calendrier des régionales.
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Faut-il reporter une nouvelle fois les élections régionales et départementales prévues en juin ? La consultation express des maires, lancée par les préfets au cours du week-end, continue de faire des vagues au Sénat. A l’ouverture des débats en hémicycle sur la dernière partie du projet de loi relatif au respect des principes de la République, la présidente du groupe CRCE (communiste, républicain, citoyen et écologiste) Éliane Assassi a saisi le micro pour un rappel au règlement, après cette « manœuvre » ou « précipitation » de l’exécutif. « Pourquoi avoir consulté tant de monde – partis politiques, groupes parlementaires, associations d’élus, présidents d’assemblées – pour avoir abouti à une telle confusion », s’est-elle exclamée. Dénonçant des conditions de consultation « méprisante », notamment à l’égard des petites mairies, la sénatrice a réclamé de « l’anticipation » pour les 36 000 maires.

Selon elle, « plutôt que de défausser sa responsabilité […] le gouvernement devrait réfléchir aux moyens nécessaires » pour organiser le scrutin aux dates choisies par le Parlement et « permettre à la démocratie de vivre même en temps de crise ». « Cette méthode d’instrumentalisation et de cafouillage ne peut plus durer » a-t-elle reproché accusant le gouvernement de « pressions pour arriver à [ses] fins ».

La présidente de groupe s’est par ailleurs agacée de l’annonce tardive de la date du débat – avec vote – sur le maintien des élections régionales au Sénat. « C’est à 16 h 27 par SMS, puis 16 h 43 par un courrier du cabinet du Premier ministre que nous avons appris officiellement la tenue d’un débat 50-1 – sans précision de l’heure – sur le maintien des élections départements et régionales, déjà repoussées au mois de juin prochain. Encore une fois, vous manquez de respect à la représentation nationale par cette désinvolture. »

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