Report des régionales : pas de « tambouille » mais « un dialogue démocratique et républicain », selon Christophe Castaner
Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a rejeté l’idée que le président de la République souhaitait repousser les élections régionales de mars 2021 après l’élection présidentielle, pour des raisons électoralistes.

Report des régionales : pas de « tambouille » mais « un dialogue démocratique et républicain », selon Christophe Castaner

Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a rejeté l’idée que le président de la République souhaitait repousser les élections régionales de mars 2021 après l’élection présidentielle, pour des raisons électoralistes.
Public Sénat

Par Laure-Anne Elkabbach

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Le président de la République envisage un report des élections régionales de mars 2021 à après l’élection présidentielle. Lors des questions d’actualité au gouvernement, le sénateur (LR) Jérôme Bascher a qualifié ce possible report de « tambouille électorale », expliquant qu’Emmanuel Macron « se serait livré à une tractation avec les présidents de région ». Le sénateur de l’Oise se basant sur un article du Figaro dans lequel il est écrit que le président de la République aurait dit à Renaud Muselier, le président de Régions de France, qu’il soutiendrait financièrement les régions si leurs présidents l’aidaient à reporter les élections régionales, estimant qu’il avait des opposants politiques parmi ces derniers.

« Ne qualifiez pas cela de tambouille, il s’agit au contraire d’un dialogue démocratique et républicain » lui a rétorqué Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur.

« Il vaut mieux écouter l’actuel président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Monsieur Renaud Muselier, qui a contesté ces paroles et qui les a démenties (…) Il faut réécouter le président de la République et non pas lui prêter quelques propos. Dimanche, il a dit qu’il y avait deux priorités. La première c’est celle de la relance économique et sociale de notre pays (…) Et il a évoqué un deuxième chantier majeur : celui d’un nouveau partage territorial des compétences et des pouvoirs. Celui de savoir s’appuyer sur les collectivités locales qui font l’action. Et il a évoqué cela avec deux présidents de région dont le président de l’association des Régions de France ».

Et d’ajouter : « Si nous franchissons cette étape, une nouvelle étape de décentralisation, il n’est pas illégitime de discuter avec les présidents de région de la meilleure façon de les accompagner (…) Un seul objectif : ne pas empêcher l’action de la relance économique par des élections. Il est légitime que ces discussions puissent avoir lieu avec les présidents élus, en fonction dans nos régions ».

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