Retraites : les contours de la réforme du gouvernement se précisent
Alors que la réforme des retraites de l’exécutif sera présentée par Élisabeth Borne le 10 janvier prochain, les contours de cette réforme se dessinent. Fin de la concertation avec les syndicats, âge légal de départ à 64 ans, un budget rectificatif de la Sécu et un autre texte pour les régimes spéciaux et l’emploi des séniors… Bilan de ce que l’on sait pour le moment.

Retraites : les contours de la réforme du gouvernement se précisent

Alors que la réforme des retraites de l’exécutif sera présentée par Élisabeth Borne le 10 janvier prochain, les contours de cette réforme se dessinent. Fin de la concertation avec les syndicats, âge légal de départ à 64 ans, un budget rectificatif de la Sécu et un autre texte pour les régimes spéciaux et l’emploi des séniors… Bilan de ce que l’on sait pour le moment.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

  • Une présentation définitive le 10 janvier

La présentation du projet de réforme des retraites du gouvernement a déjà été décalée de presque un mois. Prévue le 15 décembre, elle aura normalement lieu le 10 janvier.

  • La concertation avec les syndicats s’est terminée ce mercredi 4 janvier

Élisabeth Borne annoncera alors les contours définitifs de cette réforme qui s’annonce explosive, alors que Philippe Martinez (CGT) a clos le bal des concertations syndicales menées par la Première ministre ce mercredi soir, après avoir reçu Laurent Berger (CFDT), François Hommeril (CFE-CGC) et Cyril Chabanier (CFTC).

  • Vers un report de l’âge légal à 64 ans ?

Alors que, fait inédit depuis 2010, l’ensemble de ces syndicats se préparent à la bataille contre le report de l’âge légal, Olivier Dussopt, le ministre du travail, semble pour le moment pencher pour 64 ans dans une interview au Parisien.

  • Un projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale (PLFRSS), et un autre texte sur le travail

De même, sur le véhicule législatif qui sera utilisé, le ministre estime qu’il y a « une probabilité forte que cela passe par un projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale [PLRSS]. »

Ce budget rectificatif de la sécurité sociale, rarement utilisé, permettrait au gouvernement d’utiliser, le cas échéant, un 49-3 sans entamer son quota d’un recours par session parlementaire. Sur les textes financiers (budget, budget de la Sécu et budgets rectificatifs), le gouvernement peut en effet recourir à des 49-3 illimités.

  • Retraite minimale à 1200 euros, pénibilité et carrières longues, mais pas de mesure sur les régimes spéciaux ou l’emploi des séniors

Du côté de la majorité présidentielle, on assure qu’en plus de l’âge légal de départ ou de la durée de cotisation, les mesures sur la pénibilité et les carrières longues pourraient aussi être abordées par un texte budgétaire, parce qu’elles nécessitent des financements. De même la promesse d’une retraite minimale de 1200 euros (85 % du SMIC) pour une carrière complète évoquée du côté de l’exécutif pourrait figurer dans ce budget rectificatif de la Sécurité sociale.

En revanche, un autre texte de loi sur le travail sera nécessaire pour légiférer sur les régimes spéciaux et l’index sénior, annoncé par Olivier Dussopt hier. Le but serait d’après le ministre du Travail d’obliger les entreprises à publier la proportion de séniors dans leurs effectifs et son évolution, sur le modèle de ce qui se fait sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : les contours de la réforme du gouvernement se précisent
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Retraites : les contours de la réforme du gouvernement se précisent
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le