Retraites : « Si le gouvernement imagine utiliser le 49.3, c’est sa seule responsabilité » dénonce Éric Coquerel
Les débats continuent de s’enliser à l’Assemblée nationale entre la majorité et l’opposition sur le texte des retraites. Plus de 30 000 amendements sont encore à débattre, et l’opposition pointe du doigt le calendrier du gouvernement sur cette réforme.

Retraites : « Si le gouvernement imagine utiliser le 49.3, c’est sa seule responsabilité » dénonce Éric Coquerel

Les débats continuent de s’enliser à l’Assemblée nationale entre la majorité et l’opposition sur le texte des retraites. Plus de 30 000 amendements sont encore à débattre, et l’opposition pointe du doigt le calendrier du gouvernement sur cette réforme.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il ne faut pas rejeter la faute sur les autres. Si le gouvernement imagine utiliser le 49.3, c'est sa seule responsabilité. Nous, nous ne le voulons pas » affirme Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Avec les députés de l’opposition, ils ont déposé plusieurs milliers d’amendements pour tenter une « obstruction parlementaire » face à la cadence imposée par le gouvernement.

En effet, le texte des retraites devrait être examiné en deux semaines, alors que la conférence de financement avec les partenaires sociaux doit rendre ses conclusions début avril. C’est un « calendrier inimaginable » pour Éric Coquerel. « C’est uniquement politicien, pour tout voter avant les municipales. En deux semaines, ils comptaient nous faire passer une des lois les plus importantes de la Ve république, qui casse le système des retraites » déplore-t-il.

« Si on était raisonnable, le gouvernement pourrait se dire 'on va placer le vote de cette loi après la conférence', ce qui ferait un débat de 7-8 semaines, ce qui n'aurait rien de tragique » estime l’élu Insoumis. Pour lui, le rythme imposé par le gouvernement est significatif de la peur de la République en marche « d’une sanction terrible » aux élections municipales.

Si le gouvernement n’a pas encore affirmé clairement sa position sur le recours possible au 49.3, plusieurs échos dans la majorité laissent à penser que cela pourrait être envisagé. Notamment les déclarations du ministre Jean-Michel Blanquer, qui a évoqué ce dimanche 23 février « les conséquences du sabotage » parlementaire.

« Il faut que le gouvernement arrête de penser que son calendrier est celui d'une start-up nation où il doit passer en deux semaines une loi qui mériterait au moins deux mois de débat. On ne retirera pas des amendements » affirme Éric Coquerel.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le