Rixes entre adolescents : « Je ne sais pas très bien ce que la police peut faire de plus que les parents », affirme Gérald Darmanin
Interrogé lors des questions d’actualité du Sénat sur la montée de la violence entre bandes d’adolescents, le ministre de l’Intérieur a indiqué attendre différentes mesures législatives pour surveiller les réseaux sociaux « aujourd’hui aveugles pour les services de police ».

Rixes entre adolescents : « Je ne sais pas très bien ce que la police peut faire de plus que les parents », affirme Gérald Darmanin

Interrogé lors des questions d’actualité du Sénat sur la montée de la violence entre bandes d’adolescents, le ministre de l’Intérieur a indiqué attendre différentes mesures législatives pour surveiller les réseaux sociaux « aujourd’hui aveugles pour les services de police ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’actualité est rythmée par des rixes entre jeunes faisant parfois des morts ou des blessés graves, comme hier soir en plein cœur du XVI arrondissement de Paris. La sénatrice apparentée LR de Paris, Céline Boulay-Espéronnier avait une question « simple » pour Gérald Darmanin ; « Quels moyens opérationnels allez-vous mettre en œuvre immédiatement pour que les villes ne deviennent pas le terrain d’affrontement de jeunes armées jusqu’aux dents ? »

« Quand vous parlez de jeunes de moins de 15 ans, je ne sais pas très bien ce que la police ou la gendarmerie peut faire de plus que les parents ou que le suivi éducatif de la plupart de ces personnes. Que voulez-vous que nous fassions que de mettre en prison des enfants de 12 ans ? » a d’abord raillé le ministre de l’Intérieur estimant qu’il n’était pas raisonnable d’utiliser l’expression « armés jusqu’aux dents » pour « des petits couteaux de cuisine ou des opinels ». « Ça n’a rien à voir avec les règlements de compte sur fond de trafic de drogue qu’il y a Beauvais, à Tourcoing ou à Marseille » a-t-il taclé.

Néanmoins, Gérald Darmanin espère avoir le soutien de la majorité sénatoriale dans quelques semaines au moment de l’examen « de la loi Renseignement » pour pouvoir « permettre aux services de renseignements de surveiller ces réseaux sociaux « qui sont aujourd’hui aveugles pour les services de police ». Le ministre semble évoqué ici la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme dite « SILT » qui introduit dans le droit commun diverses mesures à titre temporaire, jusqu’au 31juillet 2021 en attendant une nouvelle loi.

De même en ce qui concerne la proposition de loi sur la sécurité globale, le ministre a regretté que le Sénat ait supprimé en commission la possibilité pour les agents de police municipaux d’infliger des amendes forfaitaires aux moins de 18 ans.

Partager cet article

Dans la même thématique

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le