Sécurité sociale : le Sénat adopte un dispositif pour favoriser le sport en entreprise
Ce jeudi, lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, le Sénat a adopté un amendement du sénateur LR, Michel Savin qui sécurise juridiquement les avantages que peuvent proposer les entreprises à leurs salariés pour favoriser la pratique sportive.

Sécurité sociale : le Sénat adopte un dispositif pour favoriser le sport en entreprise

Ce jeudi, lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, le Sénat a adopté un amendement du sénateur LR, Michel Savin qui sécurise juridiquement les avantages que peuvent proposer les entreprises à leurs salariés pour favoriser la pratique sportive.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« L'activité physique en milieu professionnel diminue par exemple de 32% les arrêts de travail, soit une économie de 4,2 milliards d'euros potentiels par an, elle diminue les troubles musculosquelettiques et augmente la productivité de 12% » a fait valoir, le sénateur LR, Michel Savin lors de la présentation de son amendement, au budget de la Sécurité sociale, adopté, ce jeudi, à l’unanimité du Sénat.

Les avantages à la pratique sportive comme la mise à disposition d'équipements ou aides financières sont aujourd'hui exonérés de prélèvements sociaux, en application de circulaires. Néanmoins, pour Michel Savin, « des conflits juridiques demeurent ». « C’est pourquoi il est urgent de sécuriser les entreprises et les encourager à promouvoir la pratique du sport ».

Son amendement autorise l'employeur, même lorsqu'il existe des instances de représentation du personnel, à mettre à disposition des équipements ou à financer des prestations pour favoriser le sport en entreprise. Les conditions d'application de l'exemption de « l'ensemble des prélèvements sociaux » seront précisées par décret.

Pour mémoire, La loi ASAP pour l'accélération et la simplification de l'action publique, adoptée définitivement par le Parlement fin octobre, avait déjà modifié le code de la Sécurité sociale pour exonérer de cotisations sociales les avantages versés par les employeurs à leurs salariés au titre du sport.

Mais à l’Assemblée nationale, lors de l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le gouvernement a supprimé la disposition portée par le Sénat et proposeé de rétablir la rédaction de l’article initial du code de la Sécurité sociale.

« Nous étions en désaccord sur la notion d’avantages sportifs et sur le plafonnement éventuel de ce type d’avantages » (…) L’amendement que vous proposez permet d’(y) répondre » (…) « Il est directement opérationnel et sécurisé juridiquement », a expliqué Olivier Dussopt avant de s’excuser de « cette situation inconfortable ».

Le décret précisant les conditions d'application de l'exemption de « l'ensemble des prélèvements sociaux » sera publié au plus tard au 1er mars 2021.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Sécurité sociale : le Sénat adopte un dispositif pour favoriser le sport en entreprise
5min

Politique

Après les violences urbaines et les pillages du 17 octobre, « le président de la République n'a apporté aucune solution, aucun cap », déplore Hervé Marseille

Au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste au Sénat, constate avec sévérité l’impuissance et l’inertie du gouvernement face aux violences du week-end. S’il réfute toute volonté de pourrissement du mouvement de la part de l’exécutif, il estime cependant que les revendications portées depuis plus d’un mois par les lycéens ont été laissées « en jachère », dans un contexte social d’autant plus tendu que les crises s’enchaînent.

Le

Sebastion Lecornu press conference in Merignac
5min

Politique

 « Défaut de renseignement », « sous-estimation » de la colère sociale, « stratégie de pourrissement » : le gouvernement a-t-il failli samedi dernier ?  

Face aux pillages et dégradations lors des manifestations de ce samedi 17 octobre, le gouvernement est vivement critiqué pour sa doctrine de maintien de l’ordre. Alors que circulaient depuis plus d’un mois des appels à manifester ce samedi 17 octobre et que les lycéens et étudiants sont dans la rue depuis trois semaines, le gouvernement semble avoir sous-estimé la colère et les débordements possibles ce samedi.

Le

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le