Sénat : Hervé Marseille réélu à la présidence du groupe Union centriste
Le sénateur des Hauts-de-Seine reste président du groupe UC, fonction qu’il occupe depuis 2017. Seul candidat en lice, il a été désigné à l’unanimité par les membres de son groupe ce 29 septembre.

Sénat : Hervé Marseille réélu à la présidence du groupe Union centriste

Le sénateur des Hauts-de-Seine reste président du groupe UC, fonction qu’il occupe depuis 2017. Seul candidat en lice, il a été désigné à l’unanimité par les membres de son groupe ce 29 septembre.
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Les sénateurs de l’Union centriste (UC), l’appui des Républicains dans la majorité sénatoriale, se sont retrouvés ce 29 septembre pour leur traditionnelle réunion du mardi. Ils étaient plus nombreux que lors des précédentes. Comme la droite, les centristes sont sortis renforcés des élections sénatoriales du 27 septembre. Et après chaque renouvellement, un groupe doit se choisir un président.

Peu de suspens ce matin : l’actuel président Hervé Marseille, en fonction depuis 2017, a été reconduit par le groupe, à l’unanimité. Dans la salle René Monory qui leur sert de lieu de réunion, une urne était disposée symboliquement. Elle n’a pas servi. Le sénateur des Hauts-de-Seine et ancien maire UDI de Meudon était le seul candidat à sa succession.

« Il est tombé dans la potion magique des présidents de groupe »

De l’avis de beaucoup de membres de l’UC, l’issue ne faisait guère de doutes. « C’est un président incontesté, et incontestable », commente le sénateur du Nord Olivier Henno. « Il est tombé dans la potion magique des présidents de groupe quand il était petit. » D’une personne à l’autre, les avis sont unanimes.

« Un très bon président de groupe », témoigne également le sénateur Loïc Hervé, réélu dimanche en Haute-Savoie. Derrière ses airs austères, Hervé Marseille cache en réalité d’autres facettes. En privé, il aime manier l’humour. Une arme utile pour « abaisser les tensions », reconnaît un collègue.

« Progression très sensible » des effectifs de l’UC

Le président réélu peut aborder son nouveau mandat de trois ans avec le sourire. Son groupe devrait progresser numériquement, une fois de plus. Selon Vincent Delahaye, l’un des deux vice-présidents centristes du Sénat, l’UC devrait compter au moins 54 membres, contre 51 actuellement, et 42 avant les élections de 2017. « Peut-être même 55 ou 56 », espère-t-il pour la fourchette haute. Quelques nouveaux sénateurs hésitent toujours entre les deux composantes de la majorité sénatoriale. Le RDSE (groupe à majorité radicale) pourrait également être un point de chute pour certains.

Le moment de vérité adviendra le 5 octobre, date où la composition des groupes sera arrêtée. « Il y a une progression très sensible du nombre de sénateurs. C’est la marque de l’intérêt de notre groupe qui, dans la majorité sénatoriale, défend un certain nombre de valeurs qui sont partagées », a réagi Hervé Marseille, après sa réélection.

Un député venu du groupe LREM à l’Assemblée nationale

Parmi les nouveaux visages du groupe : Annick Jacquemet, qui offre un deuxième siège au groupe dans le Doubs, Jean Hingray, le maire de Remiremont (Vosges) âgé de 34 ans, François Bonneau (président du Conseil départemental de Charente), Pierre-Antoine Lévy (Tarn-et-Garonne) ou encore Jean-Michel Arnaud (Hautes-Alpes). Parmi les nouvelles recrues, on compte également deux députés, qui changent de chambre : Stéphane Demilly (UDI), dans la Somme, et Philippe Folliot (Alliance centriste), élu dans le département de Philippe Bonnecarrère, le Tarn. Ce dernier siégeait dans le groupe de la République en marche à l’Assemblée nationale.

Et les mouvements dans l’autre sens semblent envisageables. À l’heure où la République en marche cherche à élargir ses rangs au Sénat, en fédérant des parlementaires bienveillants vis-à-vis du gouvernement dispersés dans d’autres groupes, Hervé Marseille ne craint aucune défection de ses troupes. Même si plusieurs sénateurs du MoDem en font partie. « Nous, nous avons un groupe ancien, qui rassemble. Et la marque de notre groupe, c’est la liberté [...] Les gens se sentent libres, ils n'ont pas besoin d'aller s'affilier à tel ou tel groupe », lâche Hervé Marseille. « Je ne vois pas beaucoup de membres de mon groupe partir vers d’autres horizons. »

Symbole de l’alliance au Sénat entre les Républicains et les centristes, Gérard Larcher sera présent ce mercredi devant le groupe, pour échanger. Comme en 2017, l’UC ne présentera pas de candidat pour l’élection du président du Sénat, le 1er octobre. La réélection du président sortant au « Plateau » semble assurée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sénat : Hervé Marseille réélu à la présidence du groupe Union centriste
3min

Politique

« On est en droit de se poser des questions sur l’état mental de Donald Trump », pour Michel Cymes

Doit-on connaitre l’état de santé de ceux qui nous dirigent ? Doit-on évaluer leur santé mentale ? À l’affiche d’une pièce de théâtre, Michel Cymes interroge sur scène la question du secret médical des présidents élus et des candidats à la fonction suprême. Comment s’assurer de leurs capacités mentales et physiques sans trahir le secret médical ? À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, il répond aux questions de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Sénat : Hervé Marseille réélu à la présidence du groupe Union centriste
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le