Sénat : la mission d’information sur la pédophilie se met en place
Ce mercredi, le Sénat a désigné les 28 sénateurs qui participeront à la mission d’information sur « les politiques publiques de prévention des infractions sexuelles sur mineurs ». Il y 15 jours la droite sénatoriale avait rejeté la création d’une commission d’enquête sur la pédophilie dans l’Église. 

Sénat : la mission d’information sur la pédophilie se met en place

Ce mercredi, le Sénat a désigné les 28 sénateurs qui participeront à la mission d’information sur « les politiques publiques de prévention des infractions sexuelles sur mineurs ». Il y 15 jours la droite sénatoriale avait rejeté la création d’une commission d’enquête sur la pédophilie dans l’Église. 
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Le 17 octobre dernier, le groupe socialiste n’avait pas eu gain de cause en commission des lois. Les sénateurs PS avaient déposé une demande de création d’une commission d’enquête portant « sur le traitement des abus sexuels sur mineurs et des faits de pédocriminalité commis dans une relation d'autorité, au sein de l'Église, en France. » La commission des lois l’avait refusé : 27 avaient voté contre la recevabilité, 14 pour et 4 s’étaient abstenus. (voir notre article).

« Cette proposition, telle qu’elle était préparée nous conduisait tout droit dans une impasse (…) De toute façon, elle ne pouvait aboutir, à partir du moment où c’était des faits poursuivis par la justice. » avait justifié le président LR de la commission des lois, Philippe Bas. (voir notre article).

À la place, la commission des lois du Sénat avait voté pour la création d’une mission commune d’information « avec des sénateurs experts de la commission des affaires sociales, de la commission de l’éducation et de la commission des lois, pour mettre en place un examen approfondi de la situation dans l’accueil des enfants dans toutes les structures françaises » avait indiqué Philippe Bas.

La composition de la mission commune d’information « sur les politiques publiques de prévention, de détection, d’organisation, des signalements et de la répression des infractions sexuelles susceptibles d’être commises par des personnes en contact avec des mineurs dans le cadre de l’exercice de leur métier ou de leurs fonctions » a été rendu officielle cet après-midi dans l’hémicycle.

Voir la liste ci-dessous:

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L’ancienne socialiste, désormais membre du groupe CRCE (Communiste Républicain Citoyen et Écologiste) du Sénat, Marie-Noëlle Lienemann a estimé qu’une mission d’information en lieu et place d’une commission d’enquête « était très insuffisant au regard de la nécessité de modifier les pratiques ». « Une commission d’enquête, les gens sont obligés de parler sous serment donc ça oblige à une certaine vérité que la mission d’information ne garantit pas (…) Les victimes qui ont subi ces crimes et ces abus et qui ne sont plus couverts par la justice à cause de la prescription, n’auront pas de lieu pour exprimer ce qu’ils ont vécu » déclare-t-elle au micro de Public Sénat.

Mission d’information pédophilie: "le travail va être fait et dans de bonnes conditions" assure François-Noël Buffet
01:17

« Ça revient au même » objecte François-Noël Buffet, vice-président LR de la commission des lois. « La seule différence, c’est le pouvoir de contrainte que peut avoir le président de la commission d’enquête. Mais je pense que dans la circonstance, le sujet est tellement important, que je ne vois pas les gens résister à transmettre les informations que nous allons leur demander » conclut-il.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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