Un mail dévoilé par le Figaro fait état du sentiment de la sénatrice EELV, Esther Benbassa, battue par le sénateur de l’Isère, Guillaume Gontard à la présidence du groupe écolo. Contactée par publicsenat.fr la sénatrice se dit « blessée » par des propos tenus à son égard lors de la première réunion des élus verts.
Sénat : « Même à EELV, les femmes ont des difficultés à avoir une présidence de groupe » déplore Esther Benbassa
Un mail dévoilé par le Figaro fait état du sentiment de la sénatrice EELV, Esther Benbassa, battue par le sénateur de l’Isère, Guillaume Gontard à la présidence du groupe écolo. Contactée par publicsenat.fr la sénatrice se dit « blessée » par des propos tenus à son égard lors de la première réunion des élus verts.
« C’est un mail adressé au parti qui a fuité. La personne qui l’a fait en prend la responsabilité » tient d’abord a précisé à publicsenat.fr, Esther Benbassa, sénatrice EELV, battue hier par le sénateur de l’Isère, Guillaume Gontard, à la présidence du nouveau groupe « écologiste, solidarité et territoires ».
Le Figaro a, en effet, publié une missive « au vitriol » dans laquelle Esther Benbassa fait état de son état d’esprit suite à sa défaite. La sénatrice y parle «l'humiliation publique » et s’interroge sur la capacité de son parti EELV à peser dans le « pôle écolo », une formation récente qui rassemble les micropartis écologistes et «Génération.s» autour d'EELV pour se donner plus de puissance, en vue des prochaines échéances électorales.
Le nouveau groupe écolo est en effet composé de 7 sénateurs dont Esther Benbassa) et de 5 autres sénateurs, qui ne sont pas (ou plus) encartés chez EELV complètent les troupes, comme Ronan Dantec ou Sophie Taillé-Polian, membre de Générations.
Esther Benbassa a été « surprise » par la candidature « de dernière minute » de Guillaume Gontard, élu en 2017 sur une liste soutenue par EELV et PCF et dont Ronan Dantec, un ancien d’EELV, serait, selon elle, à l’origine.
« EELV s'associe à des gens qui, pour certains, nous sapent sans vergogne sitôt arrivés. Sandra Regol en a fait l'amère expérience dans le Val-de-Marne (lors d'une législative partielle le week-end dernier, ndlr) et moi au Sénat. C'est la même personne qui s'est alliée à Ronan (Dantec ) pour faire faire capoter ma candidature » écrit-elle dans le mail diffusé par le Figaro en référence à la sénatrice de Génération-s, Sophie Taillé-Polian.
« Je ne suis absolument pas amère comme l’a écrit le Figaro. C’est la démocratie qui a parlé. Mais ce qui est important c’est comment les hommes arrivent à faire une politique d’alliance pour qu’une femme ne passe pas. C’est quand même problématique car il y a une majorité (7) de sénateurs EELV au sein du groupe et il m’a manqué 2 voix. Nous devons tirer les leçons de ce problème. Même dans un parti comme EELV, les femmes ont des difficultés à avoir une présidence de groupe » appuit-elle.
La sénatrice se dit également « blessée » par des propos tenus à son égard lors de la première réunion de groupe. « On n’attaque pas les gens comme ça avec des qualificatifs aussi désagréables. On m’a dit : tu es comme ça, tu es comme ça, tu es comme ça… J’ai ma personnalité et alors ? Je suis très populaire au sein du parti, je le représente. Il faut que les hommes apprennent que les femmes peuvent penser aussi » conclut-elle.
« Esther a un moment d’amertume. Elle a écrit sous le coup de colère » a réagi sur le plateau de Public Sénat, Ronan Dantec. « Esther avait investi sur cette présidence. Nous avons eu un débat beaucoup plus serein que vous ne le dites avec des arguments qui ont été échangés (…) Il fallait trouver un candidat qui soit au barycentre des différentes sensibilités (…) Effectivement, il y a des parlementaires EELV qui ont jugé que Guillaume Gontard était un peu plus en situation de présider »
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