Résultats des sénatoriales 2020 : que faut-il retenir de ces élections ?
Retour d’un groupe écologiste, majorité sénatoriale de la droite et du centre confortée, le groupe LREM qui limite la casse, quels sont les enseignements des élections sénatoriales ?
La majorité de la droite et du centre est conservée
« C’est une satisfaction du travail que nous avons accompli » s’est félicité Bruno Retailleau, sur Public Sénat, le président du groupe LR du Sénat, réélu en Vendée ce soir. Avec 144 sièges avant le scrutin, le groupe LR devrait remporter quelques sièges supplémentaires. Le groupe centriste avec 51 sièges en perd une dizaine mais pourrait voir des sénateurs élus sous la bannière divers centre, le rejoindre.
Le groupe écologiste va faire son retour au Sénat
C’est en tout cas ce qu’a affirmé Esther Benbassa sur Public Sénat. « Il y aura un groupe vert au Sénat » avec au moins 10 élus, a assuré la sénatrice EELV Esther Benbassa dimanche soir en plein dépouillement des résultats, se réjouissant d'une « excellente nouvelle pour l'écologie ».
Les deux nouveaux sénateurs élus dans le Rhône, un dans le Bas-Rhin et un autre en Gironde, en Ille-et-Vilaine et dans les Bouches-du-Rhône viendraient s'ajouter à cinq élus déjà en place à la chambre haute, Esther Benbassa, Guillaume Gontard, Ronan Dantec, Joël Labbé et Sophie Taillé-Polian de Générations afin de former un groupe politique. Paul Toussaint Parigi, élu nationaliste en Haute-Corse pourrait également rejoindre le groupe selon Esther Benbassa. « On espère avoir un groupe divers, avec un vote libre, des opinions variées, mais autour du projet écologiste » a-t-elle précisé.
Le groupe PS reste le premier groupe d’opposition
Le groupe PS souffre un peu de la poussée verte aux municipales et par ricochet aux sénatoriales, Passant de 71 membres à 65. Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat voit lui une « gauche qui grandit au Sénat » « grâce à une dynamique d’union ». « Quand il y a eu des divisions, non seulement la gauche a perdu des sièges et en plus en a fait gagner à la droite, reprochant au candidat vert dans les Deux Sèvres de ne pas s’être allié à la candidate socialiste ».
Le groupe communiste reste stable
Avec seulement trois sièges concernés par le renouvellement sur 16, le groupe CRCE (communiste écologiste et citoyen) reste stable. « Je suis satisfaite de ces résultats » a reconnu sur Public Sénat, la présidente du groupe, Éliane Assassi citant l’élection de Marie-Claude Varaillas en Dordogne et Jérémy Bacchi dans les Bouches du Rhône.
Un seul élu RN
Stéphane Ravier sauve son siège dans les Bouches-du- Rhône. « Je dispose de beaucoup moins de grands électeurs qu’en 2014. Il a fallu aller les chercher avec les dents de la conviction » a-t-il réagi sur Public Sénat.
Les « personnalités » qui arrivent au Sénat
L’actuel ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu a été élu dans l’Eure. La désormais, « ancienne » députée LR, Valérie Boyer est désormais sénatrice des Bouches-du- Rhône. L’ancienne ministre socialiste déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti est élue dans les Bouches-du-Rhône.
« Le groupe LREM limite la casse »
Fort de 23 membres avant le scrutin, le « groupe LREM limite la casse » comme l’a rappelé sur le plateau de Public Sénat, le politologue, Pascal Perrineau. Le groupe conserve une vingtaine de sièges. Le président du groupe, François Patriat sauve d’ailleurs le sien en Côte-d’Or. « On voit que le problème entre La République en Marche et les territoires perdure. Mais c’est un peu préoccupant à l’orée de la série qui s’ouvre aujourd’hui (avec) les départementales et les régionales (…) ces grands scrutins vont être difficiles pour La République en Marche » a-t-il rappelé.
Le groupe les Indépendants, « plutôt Macron compatible », présidé par Claude Malhuret, réélu dimanche dans l’allier, va également se maintenir. « Nous reviendrons au moins aussi nombreux peut être plus nombreux » a-t-il précisé sur Public Sénat.
En danger avant le scrutin, avec 13 sur 23 renouvelables, le groupe radical (RDSE) se maintient néanmoins avec 12 sièges. Ce qui fait de lui le plus vieux groupe au Parlement encore en activité (voir notre article).
Retrouvez tous les résultats sur notre carte interactive ci desssous
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En avançant l’idée d’une « contribution modeste » pour recréer le lien entre communes et citoyens, le ministre François Rebsamen a relancé ce débat sensible de la fiscalité locale. Au Sénat, tous les sénateurs dénoncent la suppression de la taxe d’habitation par Emmanuel Macron. A la place, le sénateur Bernard Delcros, président de la délégation aux collectivités, soutient l’idée d’une « contribution » qui serait « différentiée, en fonction des revenus des habitants », via « une remise à plat » des impôts locaux.
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