Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau est revenu sur l’incident de séance aux questions d’actualité au gouvernement. La ministre des Armées, Florence Parly a estimé que le Sénat avait l’intention de « s’ériger en juge ou en procureur » sur l’affaire des sous-marins australiens.
Sous-marins : Florence Parly « a perdu ses nerfs », tacle Bruno Retailleau
Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau est revenu sur l’incident de séance aux questions d’actualité au gouvernement. La ministre des Armées, Florence Parly a estimé que le Sénat avait l’intention de « s’ériger en juge ou en procureur » sur l’affaire des sous-marins australiens.
Par Public Sénat
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« Quand une ministre perd ses nerfs, c’est qu’elle est mal à l’aise ». C’est l’interprétation de Bruno Retailleau à l’incident de séance qui s’est déroulé quelques minutes plus tôt aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat.
Une semaine après la rupture par Canberra du « contrat du siècle » portant sur 12 sous-marins militaires français, le sénateur socialiste Rachid Temal a pris la parole pour dénoncer une « humiliation » sans pareille depuis les débuts de la Ve République. « Vous comprendrez qu’on ne peut pas réécrire l’histoire a posteriori ou alors on s’érige en juge ou en procureur, dont je comprends d’ailleurs que c’est l’intention du Sénat », a répondu la ministre, en référence à la commission d’enquête qui pourrait voir le jour sur ce sujet et la future audition du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian
« Il faut que le gouvernement d’Emmanuel Macron supporte qu’il y ait un Parlement. Le rôle du Parlement ce n’est pas seulement de faire la loi, c’est aussi de contrôler l’action du gouvernement », a rappelé le président du groupe LR, au micro de Public Sénat avant d’ajouter : « Est-ce que cette affaire de la rupture du contrat français est une affaire d’Etat ? Oui, c’est parfaitement normal que nous nous posions des questions ».
Son homologue au groupe centriste, Hervé Marseille a lui considéré que Florence Parly « avait un problème avec le Sénat ». « Déjà, lors de l’examen du budget, elle nous avait assené un : reprenez-vous, Messieurs », se souvient-il. (voir notre article)
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.