Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau est revenu sur l’incident de séance aux questions d’actualité au gouvernement. La ministre des Armées, Florence Parly a estimé que le Sénat avait l’intention de « s’ériger en juge ou en procureur » sur l’affaire des sous-marins australiens.
Sous-marins : Florence Parly « a perdu ses nerfs », tacle Bruno Retailleau
Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau est revenu sur l’incident de séance aux questions d’actualité au gouvernement. La ministre des Armées, Florence Parly a estimé que le Sénat avait l’intention de « s’ériger en juge ou en procureur » sur l’affaire des sous-marins australiens.
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
« Quand une ministre perd ses nerfs, c’est qu’elle est mal à l’aise ». C’est l’interprétation de Bruno Retailleau à l’incident de séance qui s’est déroulé quelques minutes plus tôt aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat.
Une semaine après la rupture par Canberra du « contrat du siècle » portant sur 12 sous-marins militaires français, le sénateur socialiste Rachid Temal a pris la parole pour dénoncer une « humiliation » sans pareille depuis les débuts de la Ve République. « Vous comprendrez qu’on ne peut pas réécrire l’histoire a posteriori ou alors on s’érige en juge ou en procureur, dont je comprends d’ailleurs que c’est l’intention du Sénat », a répondu la ministre, en référence à la commission d’enquête qui pourrait voir le jour sur ce sujet et la future audition du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian
« Il faut que le gouvernement d’Emmanuel Macron supporte qu’il y ait un Parlement. Le rôle du Parlement ce n’est pas seulement de faire la loi, c’est aussi de contrôler l’action du gouvernement », a rappelé le président du groupe LR, au micro de Public Sénat avant d’ajouter : « Est-ce que cette affaire de la rupture du contrat français est une affaire d’Etat ? Oui, c’est parfaitement normal que nous nous posions des questions ».
Son homologue au groupe centriste, Hervé Marseille a lui considéré que Florence Parly « avait un problème avec le Sénat ». « Déjà, lors de l’examen du budget, elle nous avait assené un : reprenez-vous, Messieurs », se souvient-il. (voir notre article)
Neuf suspects, dont un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, ont été interpellés mardi soir dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, roué de coups jeudi à Lyon, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon.
Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.
Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».
La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.