Unef : les réunions non mixtes « trahissent les valeurs fondamentales de notre République », affirme Frédérique Vidal
La ministre de l’Enseignement supérieur condamne une nouvelle fois l’organisation de réunions réservées aux personnes non blanches au sein de l’Unef. Elle exclut cependant la voie juridique ou la coupe des subventions publiques à l’encontre du syndicat étudiant, comme le réclame la droite sénatoriale.

Unef : les réunions non mixtes « trahissent les valeurs fondamentales de notre République », affirme Frédérique Vidal

La ministre de l’Enseignement supérieur condamne une nouvelle fois l’organisation de réunions réservées aux personnes non blanches au sein de l’Unef. Elle exclut cependant la voie juridique ou la coupe des subventions publiques à l’encontre du syndicat étudiant, comme le réclame la droite sénatoriale.
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Une semaine après les propos de la présidente de l’Unef, qui a confirmé l’existence de réunions en non-mixité au micro d’Europe 1, la droite parlementaire poursuit la charge contre l’organisation étudiante. Ce mercredi, lors des questions d’actualité au gouvernement, c’est le sénateur LR, Jérôme Bascher, qui a réclamé des poursuites judiciaires ainsi que la suspension des subventions publiques octroyées à l’Unef.

S’adressant à la ministre de l’Enseignement supérieur, Jérôme Bascher s’est exclamé : « Le délit de provocation à la discrimination existe pourquoi n’y faites-vous pas référence ? Qu’attendez-vous pour simplement appeler à l’application de la loi pénale ? Chaque année, l’Unef perçoit une subvention de 600 000 euros alors l’Etat doit-il continuer à financer l’organisation de réunions racisées ? »

Si une partie de la gauche soutient l’Unef dont la dissolution a aussi été réclamée par la droite (lire ici), le gouvernement ne cache pas sa réprobation quant à un outil militant qu’il juge « contraire à l’objectif même qu’ils prétendent défendre : la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ».

« Je condamne et je regrette qu’une partie des membres de l’Unef cèdent à ses dérives », affirme Frédérique Vidal 

Ainsi, la ministre de l’Enseignement supérieur l’a réaffirmé en réponse au sénateur, Jérôme Bascher : « Les réunions que vous avez mentionnées sont inacceptables et oui, bien sûr, je les condamne […] elles trahissent les valeurs fondamentales de notre République. Je condamne et je regrette qu’une partie des membres de l’Unef cèdent à ses dérives », a-t-elle ajouté.

Pour autant, Frédérique Vidal ne soutient pas les demandes du sénateur affirmant qu’il « est facile d’en appeler à la loi mais le terrain sur lequel nous devons nous placer, avant toutes choses, c’est celui des valeurs ». Pour la ministre, l’Unef doit « clarifier ses positions et ses valeurs » et sera de toute façon soumise au jugement des étudiants lors des élections des représentants. « Nous avons besoin de corps intermédiaires, l’Unef est la deuxième organisation représentative », a aussi rappelé Frédérique Vidal.

Une réponse « un peu molle » pour le sénateur LR.

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