Violences faites aux femmes : il y a un mois, le Sénat adoptait une aide universelle d’urgence
Le 20 octobre dernier, le Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de loi de Valérie Létard, sénatrice centriste, instaurant une « aide universelle d’urgence pour les victimes de violences conjugales. » Le texte doit encore être adopté par l’Assemblée nationale pour entrer en vigueur.

Violences faites aux femmes : il y a un mois, le Sénat adoptait une aide universelle d’urgence

Le 20 octobre dernier, le Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de loi de Valérie Létard, sénatrice centriste, instaurant une « aide universelle d’urgence pour les victimes de violences conjugales. » Le texte doit encore être adopté par l’Assemblée nationale pour entrer en vigueur.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

En cette journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, un texte important reste en attente dans la navette parlementaire. Il y a un mois, Valérie Létard, sénatrice UC du Nord, faisait adopter par l’ensemble du Sénat sa proposition de loi créant une « aide universelle d’urgence » pour les victimes de violences conjugales. Après un travail mené dans son département, le deuxième plus touché de France métropolitaine par les violences conjugales, avec des associations, des travailleurs sociaux, la police et les acteurs judiciaires, la sénatrice avait en effet décidé de s’attaquer à la « dépendance financière » qui représente un véritable frein au départ du domicile pour les femmes victimes de violences conjugales.

Un prêt à taux zéro pour les victimes de violences conjugales

Beaucoup d’entre elles n’ont pas accès au compte bancaire familial, même quand elles travaillent, elles n’ont pas accès à leur carte bleue », expliquait ainsi Valérie Létard à notre journaliste, Samia Dechir. Le but serait ainsi de combler la « période de latence » dans laquelle peuvent se retrouver certaines femmes victimes qui quittent brutalement leur foyer après un acte de violence, et qui peuvent se retrouver temporairement sans ressources.

Concrètement, le texte prévoit qu’un prêt à taux zéro de la Caisse d’allocations familiales (CAF) soit débloqué sous 48h et versé pendant trois mois à toute victime ayant déposé une plainte ou fait une demande d’ordonnance de protection. Lors de l’examen en séance, la ministre déléguée à l’Egalité Femmes-Hommes, Isabelle Rome, avait émis un « avis de sagesse » sur ce texte. Selon elle, l’expérimentation « peut être intégrée dans les réflexions du gouvernement, mais elle doit être enrichie pour couvrir tous les besoins des femmes ».

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le