Vote par anticipation : « Il y a une instrumentalisation politique » des sénateurs, pour Cédric O
Le Sénat a rejeté jeudi l’amendement du gouvernement qui prévoit la possibilité de voter par anticipation en 2022, via des machines à voter. Le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique regrette que les sénateurs aient choisi d’en faire « un point de cristallisation politique ».

Vote par anticipation : « Il y a une instrumentalisation politique » des sénateurs, pour Cédric O

Le Sénat a rejeté jeudi l’amendement du gouvernement qui prévoit la possibilité de voter par anticipation en 2022, via des machines à voter. Le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique regrette que les sénateurs aient choisi d’en faire « un point de cristallisation politique ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a une instrumentalisation politique » de la part des sénateurs, pour le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique. Mardi, le gouvernement a déposé un amendement introduisant un vote par anticipation pour l’élection présidentielle par le biais de machines à voter. L’amendement a provoqué la colère de la gauche et de la droite que ce soit sur le fond ou sur la forme (lire ici). La Haute assemblée a donc naturellement rejeté cette mesure jeudi.

« L’évolution proposée n’est pas si révolutionnaire qu’il faille s’en émouvoir de cette manière et en faire un point d’accroche politique », persifle Cédric O sur la matinale de Public Sénat, ce vendredi. Concrètement, cet amendement aurait permis aux électeurs de voter durant la semaine précédant le scrutin, la date aurait été fixée par décret. Si ce premier pas vers le vote électronique était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, cette initiative de dernière minute a été très mal reçue au Sénat, Bruno Retailleau dénonçant « une magouille politicienne » de « l’Elysée ».

Une réaction surjouée, pour le secrétaire d’Etat à la Transition numérique. « Il y aurait pu avoir au moins un débat », déplore-t-il. « C’était l’occasion de faire un pas intéressant qui aurait permis de lutter contre l’abstention, c’est dommage d’avoir saisi le sujet pour en faire un point de cristallisation politique ».

Le rejet du Sénat met fin au parcours parlementaire de cet amendement en raison de « l’entonnoir parlementaire » comme publicsenat.fr l’expliquait ici.

Partager cet article

Dans la même thématique

Vote par anticipation : « Il y a une instrumentalisation politique » des sénateurs, pour Cédric O
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le