Vote par anticipation : « Il y a une instrumentalisation politique » des sénateurs, pour Cédric O
Le Sénat a rejeté jeudi l’amendement du gouvernement qui prévoit la possibilité de voter par anticipation en 2022, via des machines à voter. Le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique regrette que les sénateurs aient choisi d’en faire « un point de cristallisation politique ».

Vote par anticipation : « Il y a une instrumentalisation politique » des sénateurs, pour Cédric O

Le Sénat a rejeté jeudi l’amendement du gouvernement qui prévoit la possibilité de voter par anticipation en 2022, via des machines à voter. Le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique regrette que les sénateurs aient choisi d’en faire « un point de cristallisation politique ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a une instrumentalisation politique » de la part des sénateurs, pour le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique. Mardi, le gouvernement a déposé un amendement introduisant un vote par anticipation pour l’élection présidentielle par le biais de machines à voter. L’amendement a provoqué la colère de la gauche et de la droite que ce soit sur le fond ou sur la forme (lire ici). La Haute assemblée a donc naturellement rejeté cette mesure jeudi.

« L’évolution proposée n’est pas si révolutionnaire qu’il faille s’en émouvoir de cette manière et en faire un point d’accroche politique », persifle Cédric O sur la matinale de Public Sénat, ce vendredi. Concrètement, cet amendement aurait permis aux électeurs de voter durant la semaine précédant le scrutin, la date aurait été fixée par décret. Si ce premier pas vers le vote électronique était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, cette initiative de dernière minute a été très mal reçue au Sénat, Bruno Retailleau dénonçant « une magouille politicienne » de « l’Elysée ».

Une réaction surjouée, pour le secrétaire d’Etat à la Transition numérique. « Il y aurait pu avoir au moins un débat », déplore-t-il. « C’était l’occasion de faire un pas intéressant qui aurait permis de lutter contre l’abstention, c’est dommage d’avoir saisi le sujet pour en faire un point de cristallisation politique ».

Le rejet du Sénat met fin au parcours parlementaire de cet amendement en raison de « l’entonnoir parlementaire » comme publicsenat.fr l’expliquait ici.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le