A Fréjus, plus grande ville RN, l’ex-bras droit du maire se présente contre lui
A Fréjus, plus grande municipalité gérée par le Rassemblement national (RN), l'ex-premier adjoint Richard Sert a créé la surprise...

A Fréjus, plus grande ville RN, l’ex-bras droit du maire se présente contre lui

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A Fréjus, plus grande municipalité gérée par le Rassemblement national (RN), l'ex-premier adjoint Richard Sert a créé la surprise en se présentant contre le maire sortant David Rachline, assurant "être plus légitime" que lui pour mener à bien ses projets.

"Je me lance pour battre David Rachline. J'ai de beaux projets pour Fréjus et je pense être plus légitime et plus en capacité que lui pour les mener à bien", a assuré jeudi à l'AFP M. Sert, qui fut le directeur de campagne de M. Rachline quand ce dernier, âgé de 26 ans, a emporté la ville en 2014.

Cet ingénieur de 62 ans, qui indique ne plus avoir sa carte au RN "depuis deux ans", se présente sur une liste "sans étiquette", avec dans ses cartons des projets de thalassothermie et de poursuite du désendettement de la ville.

Le divorce avec M. Rachline, candidat à sa réélection, tient au poids trop important pris par de proches collaborateurs du maire selon M. Sert. "Quand des choses ne se décident plus de façon normale mais en petit comité, il y a une confiance qui n'est plus là", a-t-il en reprochant à celui qui est désormais son adversaire, "pas toujours très rigoureux, ni ponctuel", d'avoir "globalement un manque de respect pour les Fréjussiens, les élus et le personnel municipal".

Des attaques que le maire de Fréjus estime dues à "une forme de jalousie": "On verra ce que ça donne en terme de scores électoraux quand il sera seul à bord", a commenté M. Rachline auprès de l'AFP. "C'est quelqu'un qui va retomber dans l'anonymat duquel je l'avais sorti", a-t-il lancé.

M. Sert assume en revanche "le très bon bilan" de la mandature, notamment la mise en vente critiquée de nombreux terrains pour désendetter Fréjus sans augmenter les taux d'imposition.

Richard Sert, dont l'ex-épouse Brigitte Auloy avait aussi quitté le conseil municipal en 2019, était en charge de délégations clé (finances, aménagement, urbanisme, foncier, patrimoine, risques majeurs) et il a fait office de maire quand M. Rachline siégeait au Sénat pendant une bonne partie de la mandature.

En 2014, M. Rachline avait été élu avec 45,55% à la faveur d'une triangulaire l'opposant à un candidat UMP et au maire sortant Elie Brun, qui se représentait sans l'investiture UMP.

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