A Marseille, la candidate LR Martine Vassal appelle à « voter utile » contre le RN
La candidate des Républicains à la mairie de Marseille Martine Vassal, qui fait notamment face à la concurrence d'un dissident de...

A Marseille, la candidate LR Martine Vassal appelle à « voter utile » contre le RN

La candidate des Républicains à la mairie de Marseille Martine Vassal, qui fait notamment face à la concurrence d'un dissident de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La candidate des Républicains à la mairie de Marseille Martine Vassal, qui fait notamment face à la concurrence d'un dissident de droite, a appelé mardi à voter "utile" pour sa liste dès le premier tour afin de contrer le Rassemblement national.

"Il faut voter utile dès le premier tour", a insisté Mme Vassal lors d'un entretien avec l'AFP à Marseille, mettant en garde contre un émiettement des voix face à un Rassemblement national (RN) qu'elle juge comme un de ses rivaux les plus sérieux dans la deuxième ville de France.

La droite part divisée pour cette élection où le maire sortant depuis 25 ans, Jean-Claude Gaudin, ne se représente pas.

Outre Martine Vassal, ancienne adjointe de M. Gaudin, officiellement investie par Les Républicains (LR), Bruno Gilles, présente une liste dissidente. Au centre, la République en marche (LREM) a choisi l'ancien président de l'Université Aix-Marseille, Yvon Berland, qui a été rejoint par des personnalités ayant travaillé avec l'équipe municipale LR sortante.

Mme Vassal a regretté que Bruno Gilles ait refusé ses multiples appels pour présenter un front uni à droite.

"J'ai tendu la main à Bruno Gilles jusqu'à hier matin, mais aujourd'hui nous devons déposer nos listes", a-t-elle précisé laissant entendre qu'il était maintenant trop tard pour qu'il la rejoigne.

M. Gaudin, dont Bruno Gilles et Martine Vassal avaient figuré sur les listes électorales dans le passé, avait lui aussi appelé M. Gilles à rejoindre la candidate LR.

"Je ne ferai pas d'accord avec le RN, c'est la ligne rouge à ne pas franchir pour moi", a insisté celle qui est aussi présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille. "Dans mes assemblées, ils n'ont jamais voté pour moi", s'est-elle targuée.

Jugeant la campagne "très dure" à son encontre, --"c'est tous contre Martine"--, elle a accusé ses concurrents de ne pas "avoir de vision politique pour Marseille".

Le Printemps Marseillais, qui regroupe des socialistes, des communistes, des écologistes et certains membres de la France insoumise, est un de ses rivaux les plus sérieux avec le RN, a-t-elle souligné, mais "ils prônent une politique qui va à l'encontre du développement". "C'est l'affichage de la France insoumise, (Jean-Luc) Mélenchon a réussi son coup".

Admettant que la municipalité n'avait "jusqu'à présent pas été précuruseur sur l'environnement", elle a soutenu vouloir faire de ce sujet une de ses priorités, en améliorant l'offre de transport notamment.

bur-iw/mdm/rhl

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le