Admission post-bac (APB) : un système à bout de souffle
Invités dans l’émission « On va plus loin », Tarek Mahraoui, vice-président de la FAGE et Maxime Legrand, président du think tank Révolution Educative, débattent des carences de la plateforme informatique d’admission post-bac (APB).

Admission post-bac (APB) : un système à bout de souffle

Invités dans l’émission « On va plus loin », Tarek Mahraoui, vice-président de la FAGE et Maxime Legrand, président du think tank Révolution Educative, débattent des carences de la plateforme informatique d’admission post-bac (APB).
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Enorme gâchis ». C’est ainsi que la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a jugé cette semaine les couacs de la plateforme informatique d’admission post-bac (APB), laissant près de 87 000 bacheliers encore sans affectation. 

Pourtant cette situation, qui semble prendre de court l’Etat, était à prévoir pour Tarek Mahraoui, vice-président de la fédération des associations générales étudiantes (FAGE) : « Cette situation, on l’a vue venir. Il y a eu une augmentation de la démographie étudiante et c’est une très bonne chose (…) Mais ça devient aujourd’hui une limite, faute d’éléments organisationnels et d’investissements supplémentaires ».

Le président du think tank Révolution Educative, Maxime Legrand, renchérit tout en soulignant le cynisme de la situation : « La question d’admission post-bac, cela fait des années que cela existe (…), tous les ans au mois de juillet. Sauf que cette année, cela a touché certains lycées parisiens privilégiés. Donc, certains médias s’y sont intéressés plus que d’autres années. Mais depuis de nombreuses années, dans des zones rurales, dans des zones urbaines défavorisées, on a de nombreux bacheliers qui n’ont pas le choix qu’ils attendaient ».

Les deux hommes diffèrent quant au remède à appliquer pour repenser ce système d’accès aux universités. L’un est pour la sélection à l’entrée des universités, l’autre, non. « On refuse toute sélection » dit clairement Tarek Mahraoui.  « Parce que finalement, on se retrouverait à laisser de côté  un certain nombre d’étudiants » explique-t-il. 

« On la présente toujours de manière négative dans notre pays » rétorque Maxime Legrand. « La sélection, elle va à un moment obliger le système, avant même l’élève ou le parent, à construire un projet d’orientation et qu’il y ait des indicateurs clairs en matière de mode de sélection » conclut-il.

OVPL "Le match des idées" sur l'APB en intégral
14:47

Partager cet article

Dans la même thématique

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le

Photo illustration collage affiches election presidentielle de 2027
5min

Politique

Présidentielle : et si les électeurs français étaient moins indécis qu’on ne le pense ?

Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.

Le

Paris: The senate vote on an amendment of a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
11min

Politique

« La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus » : confiant sur son maintien lors des sénatoriales, le groupe RDPI face à l’après Macron

Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.

Le