ADP: « pas de dispositif particulier » d’information par les médias audiovisuels
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ne peut contraindre les médias audiovisuels d'informer les citoyens du processus de...

ADP: « pas de dispositif particulier » d’information par les médias audiovisuels

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ne peut contraindre les médias audiovisuels d'informer les citoyens du processus de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ne peut contraindre les médias audiovisuels d'informer les citoyens du processus de référendum d'initiative partagée contre la privatisation d'Aéroports de Paris, aucun "dispositif particulier" n'étant prévu par la loi, a rappelé mardi son président Roch-Olivier Maistre.

Une délégation représentant les 248 parlementaires à l'initiative du RIP avait demandé à être reçue au CSA pour protester contre l'insuffisance, selon eux, du traitement du processus référendaire par les chaînes publiques.

Mais "la loi n'a pas prévu de dispositif particulier pendant la période de recueil des soutiens", rappelle le CSA dans un communiqué, et "il appartient aux médias audiovisuels, publics ou privés de déterminer librement les modalités d'information des citoyens, dans le respect des règles de pluralisme et d’honnêteté de l'information en vigueur".

"Le président du CSA n'a fait que constater le silence de la loi, son impossibilité à agir parce que la loi ne prescrit rien en la matière", a déploré auprès de l'AFP Boris Vallaud, porte-parole du groupe PS de l'Assemblée.

"Pour nous, il y a aujourd'hui une sorte de rupture d'égalité entre les citoyens, selon qu'ils ont ou non un parlementaire qui les informe sur l'existence de ce référendum", a-t-il ajouté.

"Il nous parait de l’intérêt de tous que ce RIP soit une réussite. Personne n'a intérêt à disqualifier cette expérience démocratique qui se met en oeuvre pour la première fois", a-t-il plaidé.

La délégation de parlementaires a été reçue en fin de journée par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour faire le bilan du fonctionnement du site de recueil des soutiens, et sur le déroulement de la campagne.

"Sur le site internet, nous avons constaté des améliorations mais nous avons réitéré notre demande d'avoir un décompte plus régulier que le décompte mensuel pour l'instant proposé. Nous avons aussi demandé que soit communiqué le chiffre des recours quand des dysfonctionnements sont apparus", a exposé M. Vallaud après cette réunion.

Les parlementaires souhaitent un pointage quotidien des soutiens, y compris par territoire. Sur le point crucial selon eux de l'information au plus grand nombre de ce "nouveau droit constitutionnel", les élus ont regretté une application "a minima" de la loi.

"Nous avons seulement obtenu que le ministre interroge le Premier ministre pour savoir si les moyens du service d'information du gouvernement peuvent être mobilisés pour que des messages à but informatif sur ce droit civique puissent être diffusés, mais il n'a pris aucun engagement", a regretté M. Vallaud.

Selon la cheffe de file des députés PS Valérie Rabault, le ministre de l'Intérieur s'est également engagé à écrire "à nouveau aux préfets en leur demandant d'écrire à tous les maires en leur disant: +il y a ce référendum, vous pouvez le mettre sur un tableau d'information+ et il va demander aux préfets que cela soit sur tous les sites internet des préfectures".

Les parlementaires souhaitent également que l'ensemble des consulats soient saisis pour recueillir les signatures des trois millions de Français résidant à l'étranger.

"Il y a un décalage entre ce qui a été fait pour le grand débat dans les médias et sur les sites officiels et ce qui est proposé là, qui est le strict minimum", a commenté Eric Coquerel, député LFI de la Seine-Saint-Denis.

Partager cet article

Dans la même thématique

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le

Paris : session of questions to the government at the Senate
4min

Politique

Décentralisation : un rapport du Sénat remis au Premier ministre

Afin d’accompagner Sébastien Lecornu vers son engagement d’un grand acte de décentralisation, Gérard Larcher avait fait parvenir le 31 octobre la contribution du Sénat. Le document que Public Sénat a pu consulter appelle à consacrer un principe de différentiation et d’autonomie fiscale des collectivités.

Le