Affaire Benalla: Bayrou s’interroge sur « l’explosion de mises en cause »
Le président du MoDem François Bayrou s'est interrogé jeudi sur "l'explosion de mises en cause et d'accusations" dans l'affaire...

Affaire Benalla: Bayrou s’interroge sur « l’explosion de mises en cause »

Le président du MoDem François Bayrou s'est interrogé jeudi sur "l'explosion de mises en cause et d'accusations" dans l'affaire...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président du MoDem François Bayrou s'est interrogé jeudi sur "l'explosion de mises en cause et d'accusations" dans l'affaire Benalla.

"Pourquoi tout ça est sorti ? Pourquoi cette explosion de mises en cause et d'accusations qui ne reposent pas, c'est le moins qu'on en puisse dire, sur des réalités substantielles", a affirmé M. Bayrou interrogé par l'AFP et France 3 en marge du déplacement d'Emmanuel Macron au Pic du Midi, à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).

"Je vois bien tout ce qui se profile derrière tout ça", a ajouté le président du MoDem, en promettant une analyse "d'ici peu" : "Il y a évidemment des causes à cette explosion de mises en causes, d'accusations".

Dans son entretien accordé au Monde, que M. Bayrou "n'a pas lu", l'ancien collaborateur de l'Elysée attribue les révélations à l'origine du scandale à des gens "d'un niveau important (...) des politiques et des policiers".

"On voit qu'il y a évidemment une utilisation à des fins polémiques de ces événements condamnables, mais pas à la mesure d'une affaire d'Etat", a insisté le patron du MoDem: "Il y a un énorme contraste entre la réalité et l'exploitation qui en a été faite. Cela invite à se poser des questions."

Le maire de Pau a également estimé que "ce qui est arrivé (est) évidemment absolument regrettable et constitue une faute, et doit être sanctionné". Mais, a-t-il ajouté, l'affaire a "été absolument prise en charge par des gens qui ont le sens de l'Etat au plus haut degré".

Au travers des auditions qu'il a "toutes suivies", M. Bayrou a constaté la "remarquable intégrité de ceux qui autour du président de la République, exercent des fonctions de l'Etat".

"Que la présidence de la République française soit à ce point habitée par le sens de l'Etat en dehors de la dérive, d'ailleurs de quelques jours, qui a été constatée, d'une certaine manière, cela doit être rassurant pour les Français", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le