Affaire Benalla: Collomb tacle ses anciens camarades socialistes
"Je le connaissais moins que d'autres": Gérard Collomb a taclé mardi ses anciens camarades du Parti socialiste en rappelant qu...

Affaire Benalla: Collomb tacle ses anciens camarades socialistes

"Je le connaissais moins que d'autres": Gérard Collomb a taclé mardi ses anciens camarades du Parti socialiste en rappelant qu...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Je le connaissais moins que d'autres": Gérard Collomb a taclé mardi ses anciens camarades du Parti socialiste en rappelant qu'Alexandre Benalla, ex-collaborateur du chef de l'Etat, avait assuré la sécurité de ténors du PS avant d'être au service d'Emmanuel Macron.

Auditionné par la commission d'enquête du Sénat sur le cas Benalla, le ministre de l'Intérieur était interrogé sur sa propre connaissance d'Alexandre Benalla.

"Avant d'assurer la protection à un moment donné de la campagne du président de la République, il avait assuré un certain nombre de protections d'autres campagnes. Celles de François Hollande, de Madame (Martine) Aubry... Comme je m'étais un peu éloigné du PS, à cette époque je le connaissais moins que d'autres", a déclaré Gérard Collomb.

La saillie du ministre a provoqué colère et éclats de voix des sénateurs de gauche et l'intervention du président de la commission des Lois, Philippe Bas.

C'est "une provocation bien amicale à l'égard de vos racines politiques", a grincé le sénateur PS, Patrick Kanner.

Dans la suite de l'audition, le ministre a rappelé à plusieurs reprises qu'il avait croisé cet ex-collaborateur du chef de l'Etat mais pensait qu'il était "policier".

"Dans les grands meetings, je n'ai jamais eu l'occasion de savoir qui était policier ou bénévole. Cela ne me concernait pas. (Durant la campagne) J'essayais de porter des idées (...) Moi je n'ai jamais fait des oeuvres de basse police", a assuré M. Collomb.

"Je n'ai jamais vu M. Benalla au ministère de l'Intérieur (...) Je n'avais aucune relation avec M. Benalla", a-t-il certifié.

Interrogé par le sénateur communiste Pierre Laurent sur les relations entre Alexandre Benalla et son chef de cabinet, Jean-Marie Girier, qui fut aussi directeur de campagne du candidat Macron, le ministre d'Etat a déclaré qu'il "ne pens(ait) pas qu'il ait jamais recruté M. Benalla. S'il devait en être ainsi, il y aurait des questions de confiance".

Partager cet article

Dans la même thématique

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le