Affaire Epstein: il n’appartient pas au gouvernement de décider des « poursuites », rappelle Belloubet
La ministre de la Justice a rappelé lundi qu'il n'appartenait pas au gouvernement de décider des "poursuites", après que deux...

Affaire Epstein: il n’appartient pas au gouvernement de décider des « poursuites », rappelle Belloubet

La ministre de la Justice a rappelé lundi qu'il n'appartenait pas au gouvernement de décider des "poursuites", après que deux...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre de la Justice a rappelé lundi qu'il n'appartenait pas au gouvernement de décider des "poursuites", après que deux secrétaires d'Etat ont réclamé l'ouverture d'une enquête en France sur Jeffrey Epstein, le financier américain poursuivi pour des agressions sur mineures et retrouvé mort en prison samedi.

"Les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement. Depuis 2013, les instructions individuelles sont prohibées, conformément au principe d'indépendance de l'autorité judiciaire", a souligné Nicole Belloubet, dans un message transmis à l'AFP.

Elle réagissait ainsi à une demande d'ouverture d'enquête émise dans la matinée par les secrétaires d'Etat Marlène Schiappa (Egalité femmes/hommes) et Adrien Taquet (Protection de l'enfance).

"L'enquête américaine (sur Jeffrey Epstein) a mis en lumière des liens avec la France. Il nous semble ainsi fondamental, pour les victimes, qu'une enquête soit ouverte en France afin que toute la lumière soit faite", avaient-ils écrit dans un communiqué.

Selon l'entourage de Marlène Schiappa, il s'agit d'"éclaircir" les liens que l'homme d'affaires avait avec Paris, comme de nombreux allers-retours entre la France et les Etats-Unis et la propriété d'un immeuble près de l'Arc de Triomphe récemment évoqués par la presse française.

L'association Innocence en danger avait de son côté, le 25 juillet, adressé un signalement au procureur de la République de Paris, lui demandant l'ouverture d'une enquête préliminaire pour faire la lumière sur les éventuels agissements de Jeffrey Epstein sur le territoire français.

Contacté par l'AFP, le parquet de Paris a fait savoir lundi que "les éléments transmis sont en cours d'analyse et de recoupement".

"Les premières vérifications sont actuellement en cours afin de déterminer si une enquête doit être ouverte sur le territoire français", a-t-on précisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pierre-Edouard-Sterin-auditionne-par-le-Senat
12min

Politique

« Nous espérons avoir en France une politique de droite libérale conservatrice » : les temps forts de l'audition de Pierre-Edouard Stérin devant la commission d'enquête du Sénat

Le milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin a été auditionné pendant une heure et demie en visioconférence, par la commission d’enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques. Il a été interrogé sur son projet « Périclès », ou encore son soutien à l’école de formation des candidats Politicae. La rapporteure estime que l’audition n’a pas permis de lever toutes les interrogations, notamment sur le choix de soutiens financiers sous forme de prêts plutôt que de dons.

Le

Affaire Epstein: il n’appartient pas au gouvernement de décider des « poursuites », rappelle Belloubet
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

Affaire Epstein: il n’appartient pas au gouvernement de décider des « poursuites », rappelle Belloubet
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le