Affaire Fillon: les juges d’instruction ont terminé leurs investigations
Les juges chargés de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de l'épouse et des enfants de François Fillon ont notifié...

Affaire Fillon: les juges d’instruction ont terminé leurs investigations

Les juges chargés de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de l'épouse et des enfants de François Fillon ont notifié...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les juges chargés de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de l'épouse et des enfants de François Fillon ont notifié vendredi la fin de leurs investigations, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information de BFMTV.

Il revient désormais au parquet national financier (PNF) de donner son avis sur un éventuel procès de l'ex-candidat de la droite à la présidentielle en 2017 avant la décision finale des juges.

Mis en examen dans ce dossier, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a été réentendu début septembre au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, après que les policiers ont remis cet été aux juges leur rapport de synthèse.

Le PNF avait ouvert une enquête après des révélations du Canard enchaîné le 25 janvier 2017, qui se sont avérées fatales pour la candidature de François Fillon. Parti favori dans la course à l'Elysée, il avait finalement été éliminé en avril dès le premier tour.

Au cœur du dossier, les soupçons d'emplois fictifs de sa femme Pénélope et de ses enfants quand ils étaient ses assistants parlementaires. Les investigations portaient aussi sur les salaires - 3.500 euros net par mois - touchés de mai 2012 à décembre 2013 par son épouse pour un emploi à la "Revue des deux mondes", propriété d'un homme d'affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière.

Mis en examen le 14 mars 2017, notamment pour "détournement de fonds publics" et "complicité et recel d'abus de bien sociaux", François Fillon s'était alors borné à lire une brève déclaration devant les juges.

Outre ces déboires judiciaires, la campagne du candidat avait été plombée par les révélations de Robert Bourgi, figure des réseaux de la "Françafrique", qui s'est vanté d'avoir offert deux costumes d'une valeur de 13.000 euros à l'ancien Premier ministre.

François Fillon avait été entendu pour la première fois sur le fond de l'affaire quelques mois après la présidentielle par les juges Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau.

Lors de cette audition, fin juillet 2017, François Fillon avait défendu la réalité des emplois d'assistants de sa femme à l'Assemblée nationale, entre 1986 et 2013, lorsqu'il était député, et de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat, entre 2005 et 2007.

Quatre personnes ont été mises en examen dans cette enquête : les époux Fillon, Marc Joulaud (ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale), et Marc Ladreit de Lacharrière. Les deux enfants du couple Fillon ont été placés sous le statut de témoin assisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le