Le nouveau ministre de l'Agriculture Didier Guillaume ambitionne de faire le lien entre "les paysans et les citadins" sur des sujets comme les productions biologiques, l'utilisation des pesticides, les pratiques culturales, mais aussi le prix des produits agricoles.
"Les bonnes pratiques peuvent avancer et nous allons arriver à faire le lien entre les paysans et les citadins", a assuré le ministre sur France Inter lundi matin, en se présentant comme le "ministre des transitions", économique, environnementale et sociale de l'agriculture.
Après le recours au "principe de précaution" la semaine dernière pour suspendre en France l'utilisation pendant trois mois des pesticides contenant du metam-sodium, M. Guillaume estime que "si nous devons aller plus loin et l'interdire pour (des) raisons de sécurité, nous le ferons".
Le ministre a rappelé que les pesticides "vont baisser de 50% d'ici 2025". "Mais on ne peut pas tout arrêter d'un coup, sinon on met en péril notre agriculture et notre sécurité alimentaire".
Le ministre français de l'Agriculture Didier Guillaume lors d'une visite d'une ferme d'élevage bovin, le 26 octobre 2018 à Montzeville, dans l'est de la France
AFP/Archives
Didier Guillaume a dit ne pas vouloir "opposer le consommateur et l'agriculteur". "Il y a eu l'exode rural au siècle dernier, il ne faudrait pas qu'il y ait une sécession rurale".
Sur le plan local, M. Guillaume a estimé qu'agriculteurs et riverains doivent "se parler" pour faire évoluer les façons de cultiver puisqu'"il y a des possibilités pour que les méthodes de traitement n'incommodent pas les riverains".
"La transition vers le bio est irréversible" en France, a-t-il estimé, comme la "transition vers les produits avec forte traçabilité". "Je suis persuadé au fond de moi-même que c'est bien de manger bio et de manger de bons produits", a-t-il dit, tout en affirmant que la France a aussi besoin "d'une agriculture productive qui exporte".
En réponse aux agriculteurs qui s'inquiètent de ne pas gagner leur vie avec leurs produits, le ministre a assuré que "les industriels (de l'agroalimentaire, NDR) et la distribution" devront payer la hausse des prix à l'achat des produits agricoles sans la transférer aux consommateurs.
"Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que les Français sont prêts à payer plus cher pour avoir des produits de qualité, il faut que la montée en gamme se fasse pour tous", a-t-il dit en référence à la Loi sur l'alimentation et l'agriculture, dont les décrets d'application seront signés "dans les six mois qui viennent".
Sur le lait, il s'est contenté de souhaiter "courage" aux producteurs qui "vivent des moments difficiles", sans pistes précises sur les moyens de les soutenir.
Il s'est inquiété de la "déprise" agricole, c'est-à-dire l'utilisation croissante pour l'urbanisation de terres agricoles, qui réduit les surfaces de production et s'accélère "depuis des années", appelant les maires à "changer les plans locaux d'urbanisme". "Il faut faire en sorte qu'il reste de bonnes terres agraires, arables pour faire de la production".
Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.
Dans la poursuite de leurs travaux sur les jeux vidéo, la délégation aux droits des femmes du Sénat auditionnait, ce jeudi, les représentants du géant Français, Ubisoft. Une entreprise marquée par la vague Metoo en 2020 avec des révélations sur des comportements toxiques au plus haut niveau. Depuis, de nombreuses mesures ont été prises pour faire de la lutte contre le harcèlement « une priorité fondamentale » de l’entreprise, assure Cécile Russeil, vice-présidente exécutive.
Avec 36 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2030, l’actualisation de la LPM portera la hausse du budget des armées à 449 milliards d’euros sur la période 2024/2030. « Ça va dans le bon sens, car c’est une nécessité absolue dans la période qu’on traverse », salue le président LR de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, Cédric Perrin. Mais il juge l’effort « frustrant », car « on n’augmente pas notre capacité ».
A la Une de Paris Match, le président du RN, Jordan Bardella a officialisé sa relation amoureuse avec la princesse Maria-Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, une figure de la Jet-Set européenne. Pour Philippe Moreau Chevrolet, expert en communication politique et enseignant à Sciences Po Paris, le patron du Rassemblement national signe, avec cette couverture, « son entrée en campagne » pour la présidentielle de 2027. Mais l’opération de com n’est pas sans risque pour son image. Interview.