Agriculture : « Il y a des pratiques inacceptables » dans la grande distribution, estime Laurent Berger
Le secrétaire général de la CFDT, présent au Salon de l’agriculture, a fait part de sa « préoccupation » sur la « pression commerciale » que subissent les agriculteurs. Le responsable syndical appelle également à lutter contre le « dumping social » au sein de l’Union européenne.

Agriculture : « Il y a des pratiques inacceptables » dans la grande distribution, estime Laurent Berger

Le secrétaire général de la CFDT, présent au Salon de l’agriculture, a fait part de sa « préoccupation » sur la « pression commerciale » que subissent les agriculteurs. Le responsable syndical appelle également à lutter contre le « dumping social » au sein de l’Union européenne.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Ce ne sont pas uniquement des responsables politiques qui se rendent chaque jour porte de Versailles à Paris, prendre le pouls du monde agricole. Les syndicats sont aussi présents. Interrogé au micro de Public Sénat, Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT, insiste sur la nécessité d’une « politique sociale dans l’agriculture ».

Quelques semaines après l’entrée en vigueur de la loi « Egalim » (agriculture et alimentation), le responsable syndical voit ce texte comme un « début de solution », mais considère que ce sont surtout les « effets de comportement », « notamment dans la grande distribution », qu’il faut changer. « Il y a des pratiques qui sont inacceptables », considère-t-il.

Des règles sociales communes dans l’Union européenne

À trois mois des élections européennes, Laurent Berger fait part de deux souhaits majeurs pour l’Union européenne des cinq prochaines années. À l’heure où les Vingt-huit signent des accords de libre-échange avec des économies importantes sur le globe, il appelle l’Europe à être « moins naïve ». « Il faut que l’Europe soit moins naïve, en n’exigeant pas des agriculteurs des pratiques – que je souhaite pour ma part voir accentuées de productions de plus en plus saines et de plus en plus respectueuses de l’environnement et du social –  et ne pas l’imposer aux entreprises qui exportent chez nous. »

Citant l’exemple de la main-d’œuvre agricole en Allemagne, le secrétaire général ajoute qu’il faut également réfléchir au « dumping intra-européen ». Il espère que l’UE se dotera d’une harmonie fiscale et de « plus de règles sociales communes ».

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le