Alep : Hollande pour une évacuation sous contrôle international
François Hollande s'est prononcé mercredi en faveur d'une évacuation des populations d'Alep, deuxième ville de Syrie, "sous le...

Alep : Hollande pour une évacuation sous contrôle international

François Hollande s'est prononcé mercredi en faveur d'une évacuation des populations d'Alep, deuxième ville de Syrie, "sous le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande s'est prononcé mercredi en faveur d'une évacuation des populations d'Alep, deuxième ville de Syrie, "sous le contrôle d’observateurs internationaux et avec la présence des organisations humanitaires", a déclaré l'Elysée dans un communiqué.

"Le Président de la République a souligné l’urgence humanitaire dans laquelle se trouvent les populations prises au piège à Alep", a poursuivi la présidence française à l'issue d'un conseil de défense et de sécurité nationale réuni autour du chef de l'Etat.

"Il a demandé de tout mettre en œuvre pour permettre leur évacuation dans la dignité et la sécurité sous le contrôle d'observateurs internationaux et avec la présence des organisations humanitaires", a-t-elle ajouté.

Selon l'Elysée, "une aide et une protection immédiates et sans condition doivent être apportées à tous les habitants de la partie orientale d’Alep, sans discrimination et conformément au droit humanitaire international".

Au-delà, a souligné la présidence, "la négociation d’une transition politique en Syrie est nécessaire à une victoire durable contre le terrorisme dans ce pays".

Interrogé lors de son point de presse hebdomadaire sur l'"ultimatum humanitaire" évoqué à plusieurs reprises ces derniers jours par François Hollande, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a indiqué qu'il s'agissait d'une "initiative franco-allemande".

"L'action conduite doit être double, à la fois ouvrir des corridors pour permettre à la population civile d'évacuer la ville d'Alep (...) et permettre aux organisations humanitaires d'accéder à Alep", a-t-il insisté.

"Cet ultimatum n'a pas de date", a-t-il cependant précisé, estimant qu'il fallait parvenir "à négocier avec Bachar al-Assad et les Russes".

Stéphane Le Foll a par ailleurs repoussé l'idée d'une visite du chef de l'Etat français à Alep, dans l'esprit de celle de François Mitterrand à Sarajevo en juin 1992.

"Il faut être sérieux, laisser penser qu'il suffirait que le président de la République aille à Alep pour que les choses soient réglées, (...) tout ça n'est pas sérieux" ni "responsable".

Ceux qui appellent François Hollande à s'y rendre sont "un peu légers", a-t-il encore estimé.

Le porte-parole du gouvernement a relevé aussi que contrairement à Sarajevo en 1992, il n'y a pas de troupes de l'ONU ou de forces internationale déployées à Alep.

L'aviation du régime syrien a mené mercredi des frappes aériennes sur la dernière poche rebelle d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), alors que les violences y ont repris de plus belle après un répit d'une quinzaine d'heures.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le