AMF : Taxe d’habitation, dotations, Macron défend ses réformes
Au cours d’un discours résolument séducteur, devant le Congrès des maires, Emmanuel Macron est revenu sur deux points de fractures : la suppression de la taxe d’habitation et les baisses de dotations.  Le président de la République laisse entrevoir des améliorations dans le système des dotations.

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Au cours d’un discours résolument séducteur, devant le Congrès des maires, Emmanuel Macron est revenu sur deux points de fractures : la suppression de la taxe d’habitation et les baisses de dotations.  Le président de la République laisse entrevoir des améliorations dans le système des dotations.
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Le président de la République fait patte de velours devant le Congrès des maires de France. Après une introduction pleine de reconnaissance envers les élus municipaux, Emmanuel Macron a évoqué les sujets qui fâchent : la suppression de la taxe d’habitation et les baisses de dotations.  

Sur la suppression de la taxe d’habitation, Emmanuel Macron plaide pour le respect de ses promesses de campagne : « J’ai fait ce que je vous avais dit ». Avant d’évoquer les toutes prochaines municipales. « Si durant votre campagne beaucoup de vos électeurs vous reprochent la baisse, faites le moi savoir ! Parfois peut-être vous aurez le droit d’empocher les félicitations qu’ils vous livrent à vous et pas au gouvernement », ironise le président de la République sans pour autant apporter de réponses claires sur la compensation de cet impôt local. Mieux, Emmanuel Macron se félicite que cette taxe n’ait pas été remplacée par une autre, avançant que l’État « est bien le payeur final de cette mesure ».

Pour ce qui concerne la baisse des dotations, le président de la République donne raison aux élus municipaux du point de vue de la méthode. « Si le système des dotations doit être rendu plus intelligent, je suis preneur de toutes les propositions », déclare-t-il avant de laisser échapper un lapsus. « Le gouvernement vote une stabilité conformément à mes engagements, enfin le Parlement sur proposition du gouvernement… Mais la stabilité s’accompagne de variations de la réalité. »

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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