Annonces Macron: « ni l’extase ni la dépression », pour Laurent Berger
Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "ce n'est ni l'extase ni la dépression", après les annonces du président...

Annonces Macron: « ni l’extase ni la dépression », pour Laurent Berger

Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "ce n'est ni l'extase ni la dépression", après les annonces du président...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "ce n'est ni l'extase ni la dépression", après les annonces du président de la République jeudi, parmi lesquelles il a relevé "des avancées significatives" mais aussi "des manques", vendredi sur RTL.

Pour l'Unsa, les annonces "restent pour la plupart à préciser", tandis que la CFTC estime qu'elles laissent "subsister trop d'angles morts", dans des communiqués distincts.

"On ne peut pas dire qu'il n'y a rien eu et on ne peut pas dire que c'était génial. Ce n'est ni l'extase ni la dépression ce matin (vendredi) pour moi", a résumé M. Berger, qui a noté "une inflexion, au moins dans le discours" d'Emmanuel Macron.

"D'abord il y a un diagnostic qui a été posé, qui est juste sur les inégalités. On ne l'avait jamais entendu à ce point dire qu'il y a des inégalités sociales, fiscales, territoriales", a-t-il relevé.

Il a noté "des avancées significatives", citant "le minimum contributif des gens qui ont travaillé toute leur vie, qui va passer de 640 euros à 1.000 euros". "C'est un vrai changement pour tout un tas de gens", et "ça, c'est des bonnes mesures, il faut les prendre".

En revanche, "il y a un manque sur la question écologique, il y a un manque de précision sur la question des personnes les plus en difficulté, ceux qui sont en situation d'exclusion (…), il y a des manques sur le logement", a-t-il énuméré. Il a également dit regretter "qu'il n'y ait pas de mesure spécifique de contribution des très hauts revenus".

M. Berger a aussi exprimé des craintes, jugeant notamment que "la baisse de la fiscalité, qui sans doute réjouit les personnes qui vont en bénéficier, ne doit pas se faire avec une baisse de l'action publique".

De son côté, l'Unsa "constate que pour quelques mesures concrètes positives (baisse de la pression fiscale sur les classes moyennes, réindexation des retraites, mise en place d'un guichet France service…) mais à effet différé, les annonces du Président restent, pour la plupart, à préciser".

"Ni l'âge légal de départ en retraite, ni la durée hebdomadaire de travail, ni les jours fériés ne seront touchés. C'est une bonne chose, même si l'Unsa sera très attentive et combative sur les mesures concernant l'+encouragement+ à travailler plus longtemps", poursuit le syndicat, qui note que "beaucoup de sujets sont renvoyés à des +audits+, des discussions ultérieures et des débats" et promet de "juger sur pièce".

Pour sa part, la CFTC affirme que ces annonces traduisent "une écoute réelle qui ne dissipe pas toutes les inquiétudes de fin de mois" et qu'elles laissent "subsister trop d'angles morts".

Elle souligne notamment que les sommes liées à l'évasion fiscale "sont d'une ampleur telle qu'elles peuvent et doivent constituer la première source de financement des mesures annoncées ainsi que celles oubliées par le président de la République bien que récurrentes tout au long du grand débat", dont "la baisse de la TVA des produits de première nécessité".

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le