Annonces Macron: « ni l’extase ni la dépression », pour Laurent Berger
Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "ce n'est ni l'extase ni la dépression", après les annonces du président...

Annonces Macron: « ni l’extase ni la dépression », pour Laurent Berger

Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "ce n'est ni l'extase ni la dépression", après les annonces du président...
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Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "ce n'est ni l'extase ni la dépression", après les annonces du président de la République jeudi, parmi lesquelles il a relevé "des avancées significatives" mais aussi "des manques", vendredi sur RTL.

Pour l'Unsa, les annonces "restent pour la plupart à préciser", tandis que la CFTC estime qu'elles laissent "subsister trop d'angles morts", dans des communiqués distincts.

"On ne peut pas dire qu'il n'y a rien eu et on ne peut pas dire que c'était génial. Ce n'est ni l'extase ni la dépression ce matin (vendredi) pour moi", a résumé M. Berger, qui a noté "une inflexion, au moins dans le discours" d'Emmanuel Macron.

"D'abord il y a un diagnostic qui a été posé, qui est juste sur les inégalités. On ne l'avait jamais entendu à ce point dire qu'il y a des inégalités sociales, fiscales, territoriales", a-t-il relevé.

Il a noté "des avancées significatives", citant "le minimum contributif des gens qui ont travaillé toute leur vie, qui va passer de 640 euros à 1.000 euros". "C'est un vrai changement pour tout un tas de gens", et "ça, c'est des bonnes mesures, il faut les prendre".

En revanche, "il y a un manque sur la question écologique, il y a un manque de précision sur la question des personnes les plus en difficulté, ceux qui sont en situation d'exclusion (…), il y a des manques sur le logement", a-t-il énuméré. Il a également dit regretter "qu'il n'y ait pas de mesure spécifique de contribution des très hauts revenus".

M. Berger a aussi exprimé des craintes, jugeant notamment que "la baisse de la fiscalité, qui sans doute réjouit les personnes qui vont en bénéficier, ne doit pas se faire avec une baisse de l'action publique".

De son côté, l'Unsa "constate que pour quelques mesures concrètes positives (baisse de la pression fiscale sur les classes moyennes, réindexation des retraites, mise en place d'un guichet France service…) mais à effet différé, les annonces du Président restent, pour la plupart, à préciser".

"Ni l'âge légal de départ en retraite, ni la durée hebdomadaire de travail, ni les jours fériés ne seront touchés. C'est une bonne chose, même si l'Unsa sera très attentive et combative sur les mesures concernant l'+encouragement+ à travailler plus longtemps", poursuit le syndicat, qui note que "beaucoup de sujets sont renvoyés à des +audits+, des discussions ultérieures et des débats" et promet de "juger sur pièce".

Pour sa part, la CFTC affirme que ces annonces traduisent "une écoute réelle qui ne dissipe pas toutes les inquiétudes de fin de mois" et qu'elles laissent "subsister trop d'angles morts".

Elle souligne notamment que les sommes liées à l'évasion fiscale "sont d'une ampleur telle qu'elles peuvent et doivent constituer la première source de financement des mesures annoncées ainsi que celles oubliées par le président de la République bien que récurrentes tout au long du grand débat", dont "la baisse de la TVA des produits de première nécessité".

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