Appel de Mélenchon à fédérer la gauche: Hamon favorable à des « discussions »
Benoît Hamon, tête de liste Générations pour les européennes, s'est dit jeudi "favorable à ce que des discussions s'ouvrent"...

Appel de Mélenchon à fédérer la gauche: Hamon favorable à des « discussions »

Benoît Hamon, tête de liste Générations pour les européennes, s'est dit jeudi "favorable à ce que des discussions s'ouvrent"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Benoît Hamon, tête de liste Générations pour les européennes, s'est dit jeudi "favorable à ce que des discussions s'ouvrent" entre "toute la gauche et les écologistes" après la proposition de Jean-Luc Mélenchon de créer une "fédération populaire" après le scrutin.

"Il faudra demander (à Jean-Luc Mélenchon, chef de file de LFI, NDLR) ce qu'est la fédération populaire mais en tout cas il s'adresse au reste de la gauche, il fait un geste, et j'ai plutôt tendance à être bienveillant face à ce genre d'attitude", a déclaré M. Hamon sur BFMTV et RMC.

"Je suis favorable à ce que des discussions s'ouvrent, et puisqu'il y a des points d'accord, regardons autour de quoi nous pouvons nous entendre, sur la transition écologique, la transformation de la Ve République, la question sociale. Qu'est-ce qui nous réunit. Et puis ensuite quelle est la stratégie qu'on met en œuvre d'ici (la présidentielle de) 2022", a-t-il ajouté.

Le fondateur de Générations a dit "partage(r) l'objectif selon lequel l'alternance à Emmanuel Macron ça doit être la gauche, et pas l'extrême droite", car c'est bien elle qui est en capacité de "répondre à la demande de salaire" ou de préservation des services publics.

"Après les européennes, discutons. Tous, toute la gauche et les écologistes discutent et on se met autour de la table plutôt que de rester les uns et les autres à nager dans nos couloirs respectifs", a-t-il exhorté.

Dans un entretien à Libération mercredi, Jean-Luc Mélenchon a dit souhaiter "assumer sa responsabilité" pour unir la gauche dans une "fédération populaire" si les élections européennes lui "en donnent la force".

Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique à ces élections, a réagi jeudi en estimant que si les discussions sont possibles, au vu des convergences sur la "nécessité de redistribuer" et l'écologie, les partis de gauche doivent toutefois "assumer" leurs divergences de fond sur la question européenne.

Partager cet article

Dans la même thématique

Appel de Mélenchon à fédérer la gauche: Hamon favorable à des « discussions »
5min

Politique

Après les violences urbaines et les pillages du 17 octobre, « le président de la République n'a apporté aucune solution, aucun cap », déplore Hervé Marseille

Au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste au Sénat, constate avec sévérité l’impuissance et l’inertie du gouvernement face aux violences du week-end. S’il réfute toute volonté de pourrissement du mouvement de la part de l’exécutif, il estime cependant que les revendications portées depuis plus d’un mois par les lycéens ont été laissées « en jachère », dans un contexte social d’autant plus tendu que les crises s’enchaînent.

Le

Sebastion Lecornu press conference in Merignac
5min

Politique

 « Défaut de renseignement », « sous-estimation » de la colère sociale, « stratégie de pourrissement » : le gouvernement a-t-il failli samedi dernier ?  

Face aux pillages et dégradations lors des manifestations de ce samedi 17 octobre, le gouvernement est vivement critiqué pour sa doctrine de maintien de l’ordre. Alors que circulaient depuis plus d’un mois des appels à manifester ce samedi 17 octobre et que les lycéens et étudiants sont dans la rue depuis trois semaines, le gouvernement semble avoir sous-estimé la colère et les débordements possibles ce samedi.

Le

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le