Aquarius: SOS Méditerranée coupable de « traite humaine » pour le RN marseillais
En transportant "des clandestins", l'ONG SOS Méditerranée se rend coupable de "traite humaine" a accusé vendredi le Rassemblement...

Aquarius: SOS Méditerranée coupable de « traite humaine » pour le RN marseillais

En transportant "des clandestins", l'ONG SOS Méditerranée se rend coupable de "traite humaine" a accusé vendredi le Rassemblement...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

En transportant "des clandestins", l'ONG SOS Méditerranée se rend coupable de "traite humaine" a accusé vendredi le Rassemblement national (RN, ex-FN) marseillais, lors d'une manifestation contre la présence de l'Aquarius à Marseille.

Dans un communiqué, le PS marseillais a par contre demandé que Marseille devienne "le port d'attache symbolique" du naviral amiral de l'ONG.

"Ils prétendent être une association caritative mais ils sont en lien avec les passeurs", a dénoncé Stéphane Ravier, seul sénateur RN et seul candidat officiellement déclaré à la succession de Jean-Claude Gaudin (LR) à la mairie de Marseille: "Commençons par nous occuper de nos pauvres avant de ceux des autres, ce n'est pas à la France de supporter le malheur des autres".

Environ soixante personnes ont répondu vendredi après-midi à l'appel à manifester du RN contre la présence de l'Aquarius, amarré depuis vendredi matin face au Mucem, le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, avec une banderole et un slogan pour résumer leur position: "Transport de clandestins = traite humaine".

Le navire amiral de SOS Méditerranée, une ONG dédiée au secours des migrants en mer, devrait rester dans la cité phocéenne pour une escale technique de quatre jours, le temps de ravitailler et de changer d'équipage. Pour cette escale l'ONG s'était d'abord adressée à Malte, sans succès. Et elle avait délibérément choisi d'éviter l'Italie, où "le climat (n'est) pas du tout favorable aux ONG", selon son directeur des opérations Frédéric Penard.

L'Aquarius est arrivé de Valence, en Espagne, où il avait pu accoster le 17 juin, avec 630 migrants au total, répartis dans trois navires, après s'être vu refuser l'accès aux ports de Malte et d'Italie.

Si le RN marseillais ne veut pas de l'Aquarius dans sa ville, le PS local veut par contre que celui-ci puisse "battre pavillon marseillais", selon les termes de Benoît Payan, le président du groupe socialiste de la ville de Marseille, dans un communiqué appelant la ville à se montrer "complice" des sauveteurs.

"Entre l'Italie honteuse et l'Espagne glorieuse, il y a eu la France, silencieuse. Un silence coupable", a critiqué le leader du PS marseillais, selon qui, "en plus d'accueillir le siège social de SOS Méditerranée, Marseille doit devenir le port d'attache symbolique de l'Aquarius, son refuge, celui qui lui ouvrira toujours ses portes".

est-ol/sd

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le